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Direction d’école : où en est-on ?

jeudi 17 décembre 2020

La première période de l’année scolaire a été épuisante à tous points de vue, en particulier pour les directrices et directeurs d’école. Après avoir suspendu les réunions sur ce dossier, le ministère a repris les échanges avec les organisations syndicales et le Ministre a rendu ses arbitrages. Pour faire court, il s’agit d’une très légère augmentation du temps de décharge qui ne concernera que 38% des écoles, et d’une prime annuelle de 450, rien sur la formation... A notre sens, ces mesures sont insuffisantes. Le SNUipp/FSU a porté ses propositions.

La première période de l’année scolaire a été épuisante à tous points de vue, en particulier pour les directrices et directeurs d’école. Après avoir suspendu les réunions sur ce dossier, le ministère a repris les échanges avec les organisations syndicales et le Ministre a rendu ses arbitrages :



600 postes seront dédiés à l’augmentation du temps de décharge

  • 2 jours annuels supplémentaires pour les écoles de 1 et 2 classes qui passeront ainsi de 4 à 6 jours de décharge par an. Même augmentation pour les écoles de 3 classes, qui passeront de 10 à 12 jours de décharge annuels.
  • Les écoles élémentaires de 9 classes auront désormais une demi-décharge, comme les écoles maternelles de même taille.
  • Les écoles élémentaires de 13 classes auront un quart de décharge supplémentaire, soit 75% (contre 100% pour les écoles maternelles de même taille).

Ces évolutions concerneraient seulement 38 % des écoles. Pour le SNUipp/FSU, c’est clairement insuffisant.



Prime de 450 euros
Après le versement au mois de décembre 2020 d’une prime de 450 euros, le Ministère disait vouloir renouveler pour le futur l’enveloppe globale, mais réfléchir à sa répartition.
Le Ministère a entendu l’exigence des organisations syndicales pour un versement de 450 € pour toutes et tous. La décision de mensualisation ou de versement unique reste à l’arbitrage du ministre.

Le SNUipp-FSU est intervenu pour dire l’insuffisance de cette revalorisation.
Il a rappelé que la quotité de décharge reconnaît la charge de travail liée à la taille de l’école, mais la revalorisation doit être d’un montant égal pour toutes et tous au titre du travail incompressible et de la responsabilité qui incombent à tout-es les directeurs-trices.



Formation
Deux journées de formation étaient prévues et ne pourront pas être mises en place, faute de de moyens de remplacement.

Le SNUipp-FSU est intervenu pour dénoncer le peu d’avancées sur le chantier de la direction et du fonctionnement de l’école dans sa globalité. Il n’y a toujours aucune mesure concernant l’aide administrative et au fonctionnement de l’école. La réponse du ministère se limite à la possibilité de recruter des services civiques, qui ne seront pas en nombre suffisant pour toutes les écoles. Ce faisant, le ministère fait le choix de l’instabilité et de la précarité comme d’une charge de travail supplémentaire pour les directeurs et directrices d’école.
-  Rien non plus sur la sécurité ou l’allègement des tâches.



Pour cela le SNUipp-FSU a des propositions :

  • Créer une aide pérenne à la direction et au fonctionnement de l’école avec des emplois statutaires à temps plein sur tout le territoire.
  • Augmenter significativement le temps de décharge sans mission supplémentaire pour toutes les écoles avec aucune direction en deçà d’un 1⁄4 de décharge :
    1 à 3 classes : ¼ temps 4 à 6 classes : ½ temps 7 à 9 classes : ¾ temps + de 10 classes : décharge totale
  • Revaloriser les salaires de toutes et tous ainsi que l’indemnité de direction et la bonification indiciaire des directeurs et directrices.
  • Développer une formation initiale et continue régulière de qualité sur le temps de travail pour apporter les connaissances et savoir-faire nécessaires
  • Reconnaître les collectifs de travail (conseils des maîtres, de cycles et d’école...) comme des lieux de réflexion et de décisions démocratiques dans les écoles. Le travail entre pairs doit être reconnu et alors qu’un texte donne la libre organisation des 108 h aux directions d’école il semble que les vieux réflexes de remontées de tableaux persistent encore.
  • Prioriser les tâches indispensables pour la vie de l’école et au service des élèves afin de permettre aux directeurs et directrices de remplir leur mission première : celle d’animer, et de coordonner l’équipe...
  • Clarifier les responsabilités, notamment concernant la sécurité.

Pour mettre l’école au service des élèves et mettre en place ces mesures indispensables dès la rentrée prochaine, il est indispensable et urgent de donner les moyens nécessaires en les programmant sur plusieurs années.

C’est aussi ce que pensent les enseignant-es : ppas d’adhésion des personnels aux annonces ministérielles. C’est ce que révèlent les retours de près de 7 000 enseignant.es, en particulier des directrices et directeurs. En effet, 86% des personnes ayant répondu estiment que les mesures proposées par le ministère ne répondent pas à leurs attentes.
lire ICI

Voir en ligne : Manque d’adhésion aux mesures

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