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Groupe de travail direction d’école

vendredi 27 novembre 2020

Mercredi 25 novembre s’est tenu, en visio, un groupe de travail départemental sur la direction d’école. Vos réponses à notre enquête mail ont permis d’alimenter les discussions en soulevant les problèmes auxquels sont confrontés les directeurs et directrices du département.

Composition du groupe de travail :
- l’Inspecteur d’académie, la Secrétaire Générale, 3 IEN,
- 7 directeur-trices ou chargé-es d’école issu-es des 4 circonscriptions, représentatif-ves des écoles rurales, de ville, maternelles ou élémentaires, avec décharges mensuelles ou hebdomadaires et
- les représentant-es des personnels : 3 SNUipp/FSU, 1 SE-Unsa, 1 FO.

Les pistes de mesures en faveur des directeurs prennent appui sur le BO du 27 août 2020.



Vos réponses à notre enquête mail, ainsi que les propos des directeurs et directrices présent-es lors du GT ont permis de faire remonter plusieurs sujets :
Les problèmes identifiés, malheureusement récurrents :
- décharges de direction parfois aléatoires ou insuffisantes
- surcharge de travail accentuée par la crise sanitaire et le plan vigipirate récemment renforcé
- dispersion des ressources (textes, utilitaires...)
- Onde et son ergonomie...
- les relations avec les multiples interlocuteurs
- l’apparition des PIAL et le travail supplémentaire qu’ils génèrent
- le manque de formation



Points abordés : solutions/propositions :
- Le recours aux emplois civiques pour ce qui concerne les tâches plutôt matérielles (ouverture des portes, réponses au téléphone, "secrétariat"...).
Ce dispositif a le mérite d’exister, pour ceux qui ont la chance d’en avoir sur leur école (Dans le départements, 122 demandes ont été déposées, 86 ont été satisfaites). Cependant, comme certain-es nous l’ont signalé, ces jeunes ont aussi des missions d’assistance aux enseignant-es. Ils participent à la vie des écoles et ne doivent pas être cantonnés à un rôle technique. Ces jeunes ne sont pas embauchés, ils sont bénévoles (engagement volontaire) et perçoivent une indemnité en compensation. Leur contrat prend fin au mieux à la fin de l’année scolaire.
- Les représentantes du SNUipp/FSU ont ainsi souligné qu’il ne s’agit pas d’emplois pérennes et que la véritable réponse passe par la création d’un véritable métier pour aider les directeurs et directrices dans leurs tâches.

- Les relations avec les collectivités peuvent aussi être un point de difficulté, certains directeurs se voyant reprocher de faire des demandes qui sont pourtant tout à fait ordinaires et en lien avec les programmes scolaires. Il existe souvent de grandes disparités d’équipement d’une école à l’autre.
Il a été proposé l’établissement d’une liste type du matériel et des locaux nécessaires dans une école à destination des collectivités.
- Un travail avait été mené il y a une dizaine d’années par l’inspection Académique, en lien avec les organisations syndicales dont le SNUipp/FSU, la préfecture et des représentant-es des élu-es. Destinée à servir de référence aux élu-es pour l’es Ecoles du Gers, cette "Charte pour l’école gersoise L’école du XXI ème siècle dans le Gers" a souvent été un point d’appui pour les collègues.
Il a été décidé de l’actualiser.

- Amélioration des outils informatiques.
Onde : l’amélioration de cette application ne dépend pas de la DSDEN, mais des efforts sont faits régulièrement pour la faire évoluer.

- Création d’un ou de plusieurs référents pour les directeurs.
Les contours de cette mission ne sont pas clairement définis à ce jour et doivent être discutés lors de prochains groupes de travail. La première idée semble être qu’il s’agisse d’un pair, directeur expérimenté, qui pourrait être une personne ressource pour les autres directeurs.
- Pour le SNUipp/FSU, il ne peut s’agir d’un « échelon supplémentaire » dans la voie hiérarchique. Ces collègues doivent bien être des pairs et rester en fonction avec de la décharge supplémentaire, pour ne pas perdre le lien avec la réalité du terrain.
Un problème toutefois et de taille :
le DASEN ne prévoit aucun moyen pour cela à ce jour, ni en terme de création de poste, ni en termes de décharge supplémentaire pour le dit référent. C’est évidemment problématique, vu le travail supplémentaire que cela va générer. Le risque est grand de ne voir aucun volontaire pour cette mission, et dans ces conditions cela se comprend !


Parce que pour le SNUipp/FSU, cela n’a d’intérêt que si cela répond aux besoins des collègues, nous vous invitons à vous exprimer sur le sujet.
  • Qui devrait, selon vous, être ce référent ? Un pair qui exerce actuellement la mission de direction, un.e ancien directeur.trice, une autre personne ?
  • Quel type d’aide vous serait utile ? Aide technique, aide juridique, aide administrative, conseil ?
  • Quelle communication ? Cette personne devrait-elle être joignable par téléphone, par mail ?
    N’hésitez pas à nous indiquer tout autre élément qui vous semble important.
    Pour cela, envoyez-nous un mail à snu32@snuipp.fr.



- Formation et utilisation des 108h
La formation continue doit être améliorée. Les collègues nommé-es à titre provisoire doivent pouvoir en bénéficier, ainsi que du dispositif " tutorat". Le DASEN envisage d’augmenter la brigade formation continue. C’est la proposition que fait le SNUipp/FSU systématiquement tous les ans depuis que la brigade a été réduite de 15 à 9. Mais encore faudra t-il que l’Inspecteur d’Académie ait les moyens de ses ambitions lors de la prochaine carte scolaire.
La définition de l’utilisation des 108h sera faite au sein de chaque école par le directeur/trice (à l’exception bien sûr des conseils d’école et des APC... ce qui réduit pas mal le champ des possibles).
Bien entendu pour le SNUipp/FSU, cela ne peut se faire qu’après discussion en équipe et décision au sein du conseil des maîtres.
- Concernant la dispense d’APC, demandée par les organisations syndicales avant la reprise de novembre, le SNUipp/FSU a rappelé que bien qu’annoncé par l’IA lors du CHSCT du 12 novembre, il n’y avait encore eu aucune communication officielle écrite de sa part ou des IEN. De ce fait, depuis 3 semaines, les directeurs et directrices sont dispensées d’APC mais ne le savent pas. [1]



Le prochain groupe de travail « Direction d’école » se réunira le 16 décembre à 9h.

En parallèle, des discussions se tiennent au niveau ministériel avec les organisations syndicales. Concernant les décharges de direction, le ministère propose de réserver 600 postes pour améliorer les décharges de direction qu’il propose d’attribuer plutôt aux petites écoles. Ces 600 postes représentent une toute petite avancée, et, on le voit vite, ne pourront répondre aux besoins à la hauteur nécessaire. La prime de direction de 450€ serait aussi reconduite, ou plutôt l’enveloppe globale, avec une répartition non encore définie selon la taille des écoles.
- A ce sujet, le SNUipp/FSU du Gers est intervenu en fin de groupe de travail pour regretter que les directeurs et directrices qui ont laissé leur poste de direction soient exclu-es du versement de cette prime. Elle aurait dû a minima être proratisée voire versée intégralement, car bien que n’étant pas une prime COVID, la charge de travail de ce printemps a été totalement prise par ces collègues. Nous avons demandé à ce que cette demande soit remontée au ministère.

Notes

[1] une note est enfin arrivée jeudi 26 dans les écoles, étendant cette dispense jusqu’au 20 janvier.

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