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La grippe A : ça rend sourd...!

26 novembre 2009

jeudi 26 novembre 2009

Le SNUipp-FSU 32 est alerté quotidiennement depuis plusieurs jours par de nombreuses écoles du département qui doivent faire face à un absentéisme très important d’élèves, qui n’ont aucun retour de l’administration...

Le SNUipp-FSU 32 est alerté quotidiennement depuis plusieurs jours par de nombreuses écoles du département qui doivent faire face à un absentéisme très important d’élèves, qui n’ont aucun retour de l’administration bien qu’ayant transmis régulièrement l’état de leurs effectifs et qui doivent faire face aux questions et inquiétudes des parents.
Le SNUipp interrogera l’Inspecteur d’Académie, vendredi 27 novembre lors du CHS, pour connaitre les raisons de ce silence, et lui faire part du désarroi et de l’inquiétude des collègues...

Coup de gueule !

Ce silence laisse les collègues pantois...
Ils ont pris le problème sérieusement, ont fait leur travail, parce qu’on leur a demandé et parce qu’ils sont responsables...
et en retour, pas un mail, pas un coup de fil, des IEN injoignables : silence radio au 7bis rue Gambetta.

- C’est vrai qu’il vaut mieux s’occuper d’annuler un jour de formation continue, le 24 novembre - jour de grève, et renvoyer les titulaires de la classe dans leurs écoles afin de suppléer les remplaçants grévistes ou supposés tel, alors qu’aucun des formateurs n’était en grève...
- C’est vrai qu’il vaut mieux envoyer ses conseillers pédagogiques faire le tour des écoles pour qu’ils vérifient (est-ce bien leur boulot ?) que l’aide personnalisée est bien mise en place avec uniquement des enfants en difficultés et surtout pas l’ensemble des élèves de la classe par petits groupes (crime de lèse-majesté)...
- C’est vrai qu’il vaut mieux distribuer dans les écoles, des documents comme ce registre spécial destiné au signalement d’un danger grave et imminent.... qui ne sont accompagnés d’aucune notice, d’aucune circulaire de l’IA sur le pourquoi et le comment (bien que déjà on puisse se douter qu’il s’agira de paperasse en plus pour les directeurs).
- C’est vrai qu’il vaut mieux continuer à ne pas faire confiance aux enseignants et à leurs organisations syndicales, en demandant des preuves "avérées" de passation des évaluations CE1/CM2....

- C’est vrai qu’il y a toujours mieux à faire pour un IA et ses IEN que de répondre aux interrogations des enseignants qui, eux, n’ont vraiment rien d’autre à faire de leur journée - faut croire- que d’embêter leur hiérarchie avec des questions aussi bêtes que :
Maintenant qu’on a fait ce que vous demandiez et qu’on vous a signalé les cas de suspicion de grippe et qu’il nous manque 1/3 de l’effectif, que se passe-t-il ? Que dit-on à nos parents d’élèves qui s’étonnent de ne voir aucune mesure de prise ?

Constats :

- des directrices et directeurs en surcharge qui passent leur temps au téléphone pour savoir pourquoi les élèves sont absents.

- des enquêtes lourdes à remplir chaque jour sans que les directeurs ne disposent de secrétariat.
Il est d’ailleurs difficile de communiquer un nombre fiable de cas de grippe A H1N1 car les tests ne sont que très rarement prescrits par les médecins (prise en charge par l’assurance maladie)

- un stress de l’ensemble des personnels qui doivent répondre aux légitimes inquiétudes des parents d’élèves

- un manque flagrant d’infos dans les écoles.

- même si le nombre d’écoles fermées reste « faible », le nombre d’élèves absents peut dans certaines écoles avoisiner les 40% sous des pathologies relevant de « symptômes grippaux » ou de « grippe suspecte »…

- des parents inquiets, désorientés et confrontés au problème de la garde d’enfants

Piqûre de rappel : les directives ministérielles

Qu’est-ce qu’un « cas groupé » dans une école ou un établissement scolaire ?

Un cas groupé est défini par la survenue de trois cas (élèves ou personnels) au moins de syndromes grippaux en moins d’une semaine dans une même classe ou dans des classes différentes avec des activités partagées.

Si un cas groupé survient dans une école, la fermeture est-elle obligatoire ?

Non, en présence d’un cas groupé, le directeur d’école ou le chef d’établissement informe sans délai les autorités académiques, la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) et la collectivité locale concernée (mairie, conseil général ou conseil régional).
Ensuite, au cas par cas, le préfet peut prendre la décision de fermer une classe, une école ou un établissement en fonction de la situation épidémiologique observée localement.

Qui décide des fermetures d’écoles ou d’établissements ?

La décision de fermeture relève de la compétence des préfets de département, après concertation avec les autorités académiques, sanitaires (DDASS) et les collectivités territoriales concernées.
Sur quels critères la décision de fermeture est-elle prise ?
La décision de fermetures totale ou partielle d’une école ou d’un établissement est prise en fonction de l’analyse de la situation au niveau de l’établissement, du bassin de vie, et également de la situation au niveau national. La prise en compte de la situation épidémiologique et la rapidité d’action constituent deux critères essentiels de la décision.

Alors ?

Et si l’administration et le Préfet étaient simplement en train de constater que la quasi-totalité des établissements recensent des élèves qui présentent des symptômes de la grippe et que cela justifierait qu’il ne soit plus possible de fermer une école dès l’apparition d’un cas groupé sauf à considérer l’arrêt brutal de toutes activités scolaires sur le plan départemental.
Pourquoi, dans ces cas-là, ne pas simplement en informer les écoles ???
Les collègues ne sont pas des accros de la fermeture de leur école... Ce qu’ils veulent, c’est juste une réponse... savoir quoi dire aux parents d’élèves pour qui ils sont les seuls représentants de l’Institution et à ce titre à leurs yeux, responsables de son action ou de son inaction.

Qu’en est-il de la santé des personnels…

Les autorités sanitaires concèdent que le virus peut avoir des incidences aggravées sur les personnels enceintes, asthmatiques ou souffrant de problèmes respiratoires avérés, d’une quelconque déficience immunitaire ou d’autres pathologies « aggravantes ». C’est le cas d’un certain nombre d’enseignants.
De même, nombres de collègues ont des enfants en bas-âge, population surexposée aux effets du virus H1/N1. Que compte faire l’employeur, autrement dit l’administration pour la santé de ces/ses personnels exposéEs ?

Le SNUipp 32 attend une réponse rapide de l’administration.

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