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Déclaration FSU au CDEN du Gers du vendredi 17 juin 2005

La rentrée se prépare dès maintenant

vendredi 17 juin 2005

Un nouveau gouvernement a été nommé suite au résultat du référendum sur le TCE qui a vu une large majorité de français refuser l’orientation libérale de l’Europe.

Le nouveau 1er ministre annonce des résultats d’ici 100 jours, dans la lutte contre le chômage notamment. La 1ère mesure d’importance qu’il envisage de prendre vise à développer encore la précarité en étendant à 2 ans la période d’essai avant embauche, en commençant par les petites entreprises. C’est une nouvelle régression qui est présentée là, une nouvelle atteinte aux droits des salariés, une manière de tuer l’espoir des familles et des milliers de jeunes qui sortent du système éducatif chaque année. Une société de la connaissance aussi développée que la nôtre devrait au contraire se fixer comme objectif d’éliminer la précarité, l’instabilité, et l’insécurité sociale.

Le message du 29 mai n’a donc pas été entendu !

Pour l’Education Nationale, 100 jours, c’est prendre des mesures immédiates pour réussir la rentrée 2005.

La FSU rappelle à la fois sa demande d’abandon de la loi Fillon et son exigence d’une transformation du système éducatif pour assurer la réussite de tous les jeunes et non pas développer l’apprentissage.

Nous rappelons nos demandes d’un collectif budgétaire pour faire face aux difficultés prévisibles de la rentrée tant dans l’enseignement que dans les services administratifs. Nous soulignons que l’Éducation Nationale en tant qu’employeur doit contribuer aussi à la lutte contre le chômage et la précarité : elle doit résoudre le problème du réemploi des non titulaires ; nous faisons la proposition de transformer les heures supplémentaires en emplois.

Concernant les IUFM nous demandons qu’avant toute procédure d’intégration aux universités il y ait discussion sur l’élaboration d’un cahier des charges national, et sur les garanties à apporter aux personnels et à l’avenir des sites départementaux.

L’E.N doit s’interroger sur le statut des assistants d’éducation qui a contribué, dans le Gers aussi, à installer la précarité dans des emplois qui nécessiteraient, au contraire, une grande professionnalisation. Ainsi, des jeunes femmes sont contraintes d’accepter de jouer le rôle d’éducatrices, d’infirmières psychiatriques, parfois d’enseignantes, pour un salaire inférieur au SMIC, sur des emplois à temps partiels, en CDD d’un an. C’est intolérable.

Nous rappelons bien entendu notre opposition à la décentralisation et aux transferts.

Nous demandons au gouvernement qu’il fasse un geste d’apaisement en abandonnant toutes les poursuites et en retirant les plaintes en l’encontre des lycéens.

Enfin, concernant les élèves étrangers en situation irrégulière, nous demandons l’arrêt des expulsions ; ce qui se passe actuellement à Auch, l’élan de solidarité et le soutien naturel apportés par les collégiens à une famille mongole doivent être entendus.

Yves ARIES - Mariana BARIC - Maryse GALI - Betty JEAN dit TEYSSIER - Joël RAMBEAU

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