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Stages de remise à niveau : qu’en penser ?

vendredi 14 mars 2008

Le SNUipp du Gers ne se satisfait pas de ce dispositif (qui n’a rien à voir avec le dispositif « collège ouvert » qui existe déjà depuis de nombreuses années, réellement concerté celui-là, et qui s’attaque réellement au problème de la difficulté scolaire et sociale).

- Le SNUipp ne nie pas qu’il y a un nombre trop important d’enfants en difficulté mais ce n’est pas en inventant des mesures démagogiques telles que ces stages « de remise à niveau », tout en supprimant 2 heures hebdomadaires d’enseignement que l’on réglera le problème.
Nous attendons un autre dispositif, véritablement concerté celui-là.

Ne faudrait-il pas en premier lieu remplacer efficacement les maîtres malades avant de promouvoir un dispositif soit-disant miracle.

- Pour imposer ces mesures, le gouvernement se sert de la baisse de notre pouvoir d’achat, en mettant le paquet financièrement pour payer les enseignants qui encadreront ces stages (taux horaires), et par là même, il joue la division de la profession :
ceux qui sont pour/ceux qui sont contre, ceux qui le feront/ceux qui ne le feront pas,
Il n’empêche, de nos jours, tout le monde sait ce que peuvent être des fins de mois difficiles. L’offre est alléchante et parfois quoi qu’on en pense, on n’a pas toujours le choix. Dans ces conditions, les collègues ne portent pas la responsabilité du dispositif.

Surtout que le scandale de l’affaire est qu’on nous dit que les caisses de l’Etat sont vides, qu’on n’augmente les fonctionnaires en 2008 que de 0,8% (en fait 0,5% seulement sur l’année) alors que l’inflation s’élève à 2,7%, que les prix de l’énergie (gaz, électricité, essence) tout comme les loyers flambent, que la hausse des prix des denrées alimentaires est confirmée par Bercy (de 11 à 18%).
Pendant ce temps, X. Darcos trouve le moyen de financer 991440 heures supplémentaires !

Ne vaudrait-il pas mieux augmenter les salaires de tous les fonctionnaires ?

- Nous devons nous demander si accepter un tel dispositif ce n’est pas admettre :

* que nous acceptons d’être mal payés (puisque l’on accepte le principe des Heures Supplémentaires d’Enseignement pour compenser) alors qu’il nous faut continuer à nous battre pour le pouvoir d’achat de tous
* l’idée largement répandue que les enseignants ont trop de vacances (puisqu’ils acceptent de travailler pendant)
* que par un coup de baguette magique avec 45 heures de stage (3 X 15) on va résoudre des problèmes qui perdurent parfois depuis de longues années et auxquels se sont déjà attaqués les enseignants successifs des enfants concernés et le RASED (quand il n’est pas vidé de ses personnels).

- La mise en place concrète de ce dispositif suscite des interrogations des collègues.
Quid de la responsabilité, notamment, du directeur ?
Comment gérer les demandes des parents ?...
Et pour l’avenir, quel retour des parents ...? :
"au moins avec ce maître, il a appris quelque chose !, "C’est bien mieux dans l’école X que dans celle de mon fils !"...
pour mettre en relation avec le contexte, lire sur notresite

« Diviser par trois en cinq ans le nombre des élèves quittant l’école primaire avec de graves difficultés et diviser par deux le nombre de ceux qui entrent au collège avec au moins un an de retard » est une louable ambition,
tout aussi louable que celle de « diviser par 5 en 10 ans le nombre de propositions démagogiques des ministres successifs de l’Education nationale tout en multipliant par 8 les mesures véritablement concertées au lieu d’être imposées »,
tout aussi louable que celle de « multiplier par 2 en 5 ans le pouvoir d’achat des fonctionnaires tout en divisant par 10 l’inflation et le chômage »,
tout aussi louable que celle de « multiplier par 1,5 en 6 ans la fréquentation du salon de l’agriculture tout en divisant par 100 le nombre d’insultes qui y sont proférées ».

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