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Nouveau rapport du Conseil d’Orientation des Retraites, novembre 2007

vendredi 23 novembre 2007

Le rapport du COR montre que les réformes successives des retraites qui se sont focalisées sur la seule variable de l’allongement de la durée d’assurance n’ont pas produit les effets que les auteurs de ces réformes prétendaient attendre.
Les assurés liquident leur retraite le plus tôt possible : cette situation était aisément prévisible, au vu de la situation de l’emploi, de la stigmatisation des seniors par les employeurs, de la pénibilité et de la fatigue au travail et des réalités sociales.
La baisse relative des pensions est donc la véritable variable d’ajustement de ces réformes : le rapport du COR montre qu’une baisse importante des revenus des retraités relativement à ceux des actifs est attendue.

Pourtant, le rapport du COR préconise de persister dans cette voie, en misant sur un nouvel allongement de la durée de cotisation, et en évoquant l’hypothèse d’un recul des bornes d’âge.

La FSU ne peut qu’exprimer son désaccord total avec une orientation qui ferait de l’épargne individuelle un recours obligé, mais très inégalitaire, pour maintenir le niveau de vie des retraités.

La FSU fait le choix d’une société solidaire, c’est pourquoi nos régimes de retraite ont besoin de moyens de financement nouveaux, non seulement pour faire face au vieillissement de la population, mais aussi pour mettre en place des droits nouveaux afin de prendre en compte des mutations sociales comme l’entrée plus tardive dans la vie professionnelle, l’impact du chômage et de la précarité, et la nécessité de réduire les inégalités dont sont victimes les femmes, les petites retraites et les salariés en difficulté en fin de carrière.

Le rapport du COR mesure le coût financier des efforts à faire pour améliorer nos régimes de retraite, mais a-t-on mesuré le coût des injustices et d’une nouvelle paupérisation des retraités ?

Les projections financières faites par le COR montrent que le catastrophisme entretenu depuis de longues années sur ce dossier n’est pas justifié. Les besoins de financement sur le long terme sont réduits de près de moitié par les nouvelles projections de population active.
Ils sont à la portée d’un pays qui globalement s’enrichit. La question principale, malheureusement peu présente dans le rapport, est celle d’une répartition équitable de l’effort à faire.
A lui seul, le paquet fiscal de l’été dernier représente plus de 0,8 point de PIB, soit presque l’équivalent du besoin de financement en 2020. Par ailleurs la FSU déplore que la dégradation des retraites des femmes suite à la réforme de 2003 soit ignorée dans le rapport et que celui-ci semble envisager une nouvelle dégradation du minimum garanti.
La FSU constate également que les critiques sur l’absence de dialogue social dans la fonction publique, que la question de la pénibilité au travail et celle des fins de carrière ne sont pas évoquées dans le rapport .

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