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Rencontre du 11 juin 2007 entre la FSU et Nicolas Sarkozy

vendredi 15 juin 2007

Les personnels n’attendent pas une énième "réforme" ; pour autant il ne faut pas laisser le système éducatif en l’état ; nous avons besoin d’une vraie dynamique qui permette de transformer l’école en résolvant les problèmes qui se posent à elle. Pour cela il faut recréer de la confiance.

Notre objectif : une école de la réussite pour tous

Pour cela les personnels n’attendent pas une énième "réforme" ; pour autant il ne faut pas laisser le système éducatif en l’état ; nous avons besoin d’une vraie dynamique qui permette de transformer l’école en résolvant les problèmes qui se posent à elle. Pour cela il faut recréer de la confiance.

C’est le sens des mesures d’apaisement que nous avons demandées à M Darcos : il s’agit de rompre avec la politique menée ces dernières années et montrer que les personnels qui ont beaucoup lutté sont entendus ; en particulier :

- abrogation des décrets De Robien pour permettre une vraie négociation sur le métier
- rétablissement des moyens pour la rentrée ; pas seulement enseignants
- reconduction des EVS
- réouverture du dossier des directeurs d’école
- abrogation de l’apprentissage junior

Au delà il nous semble qu’il n’y aura pas de transformation de l’école sans revaloriser et faire évoluer les métiers de l’éducation, tous les métiers, afin de travailler autrement pour travailler mieux car l’éducation nécessite un travail en équipe avec des professionnels qualifiés et dont on respecte la qualification. Il s’agit de mieux les former au contact de la recherche, de faire évoluer leur temps de travail pour faciliter le travail en équipe et la prise en charge des élèves en difficulté, de payer leur qualification.

Mais transformer l’école implique de s’attaquer vite et fort aux inégalités qui la minent : il faut une politique ambitieuse de l’éducation prioritaire qui compense vraiment les handicaps sociaux de certaines zones . C’est une priorité.

C’est pour cela que nous considérons qu’une suppression de la carte scolaire va dans le mauvais sens : faute d’une réduction des inégalités entre établissements et quartiers elle ne peut qu’accroître les phénomènes que tous dénoncent aujourd’hui. La mixité sociale indispensable à une meilleure réussite de tous ne peut être assurée par une système de concurrence entre établissements, même si ce système est tempéré par des régulations.

De même l’orientation ne doit pas se limiter à un système d’aiguillage vers le bon emploi mais doit aider le jeune à construire son projet et être associée à une offre diversifiée de formation sous statut scolaire au sein du service public d’éducation.

Enfin il n’y aura pas d’école de la réussite avec un « socle commun » qui à la fois écarte certaines formations indispensables (éducation physique, éducation artistique…) et vise à opérer un tri social entre élèves. L’école de la réussite pour tous implique une politique en faveur de handicapés : la FSU a milité pour que la loi de 2005 impose l’inscription des élèves handicapés ; il s’agit maintenant s’accompagner les équipes et leur donner l’appui de personnels qualifiés en nombre suffisant ; mais il s’agit aussi de veiller au recrutement et aux conditions de travail des personnels handicapés.

Une telle ambition nécessite des moyens à la hauteur, avec une programmation des recrutements et des créations et une négociation sur les priorités dans leur utilisation : c’est indispensable car l’école ne peut fonctionner sans des professionnels qualifiés sur le terrain ; c’est aussi un signe politique pour donner confiance. Cela vaut aussi pour l’enseignement agricole public qui est partie prenante du service public d’éducation et se trouve aujourd’hui sinistré. Il faut aussi renouveler le dialogue social dans l’EN, nous prendre pour ce que nous sommes : des organisations représentatives légitimes et modifier le fonctionnement des organismes de concertation, y compris dans une optique de prévention des conflits. Enfin je tiens à souligner la sensibilité de nos collègues à la situation des élèves "sans papiers" et de leurs familles : ils attendent aussi de votre part des gestes, par exemple un moratoire des expulsions et un réexamen des dossiers déposés à l’occasion de la circulaire de juin dernier.

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- Discours introduction - Nicolas Sarkozy
- Les Annonces

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