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Le débat sur la lecture est-il digne d’un ministre de l’E.N ?

jeudi 30 novembre 2006

Le jour même où le ministre polémiquait au Sénat, ses services publiaient les résultats d’une enquête sur la lecture.

Les statistiques des évaluations en lecture réalisées dans le cadre de la Journée d’appel de préparation à la défense offrent une vision unique des compétences des jeunes. En effet, elles concernent tous les jeunes Français sans exception, garçons et filles, scolarisés et déscolarisés.

Que nous apprennent-elles ? 80% des jeunes n’ont aucune difficulté de lecture, 10% sont des lecteurs médiocres et 11% ont des difficultés de compréhension dont 4% ont des difficultés très grandes.

A la lecture de ces chiffres on se rend compte qu’ils n’ont de signification que relative. On remarquera d’abord leur stricte stabilité depuis 2000. On pourrait également comparer ces données aux scolaires des générations précédentes : 13% des 40-54 ans sont en très grande difficulté, 19% des 55-65 ans.

Mais l’enquête 2005 apporte des précisions géographiques et scolaires éclairantes. On a d’autant plus de chance d’être en difficulté qu’on quitte tôt le collège : c’est le cas d’un jeune sur quatre qui n’a pas fini le collège. La remarque a un sens au moment où le gouvernement supprime la scolarité jusqu’à 16 ans. Certains département se distinguent : le 93, la Somme, l’Yonne...

Qui oserait prétendre que ce sont des départements qui appliquent davantage la méthode globale ? Comment ne pas voir le lien entre ces résultats et les origines sociales de ces jeunes. Ainsi, dans une étude sur les jeunes de Segpa, Roland Goigoux avait pu montrer que 97% des mauvais lecteurs sont issus de catégories sociales défavorisées. Une variable que le ministère reconnaît d’ailleurs comme déterminante pour les résultats aux évaluations nationales.

Cette réalité sociale, le ministre s’acharne à la nier dans son discours sur la lecture. Hors de toute approche scientifique, le débat sur l’apprentissage de la lecture n’est plus qu’un faire-valoir électoral.

Mariana BARIC

Mafalda

Méthode syllabique
Le ministre de l’Education l’a dit : "on apprend en allant du simple au complexe". Moi qui suis respectueux des autorités éclairées, j’ai décidé d’apprendre à ma petite fille à faire du vélo par cette méthode.

Lundi, je lui ai appris à utiliser la sonnette. Mardi matin, on a vu le guidon et l’après-midi, on a associé sonnette-guidon. Mercredi matin, c’était roues et l’après-midi, sonnette-guidon-roues. Jeudi, j’ai ajouté les pédales, et vendredi la selle. Samedi, elle est montée sur le vélo... et j’ai dû sortir la trousse à pharmacie.

Pour son apprentissage de la natation, je crois que je vais y réfléchir.

extrait du courrier des lecteurs de Télérama
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