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Généralisation des PPRE

lundi 11 septembre 2006

L’application des Programmes Personalisés de Réussite Éducative (P.P.R.E) sera généralisée dans toutes les classes élémentaires.

Selon la loi d’orientation et de programme de 2005, « à tout moment de la scolarité élémentaire, lorsqu’il apparaît qu’un élève ne sera pas en mesure de maîtriser les connaissances et les compétences indipensables à la fin du cycle », le directeur propose à ses parents « de mettre en place un dispositif de soutien, notamment un P.P.R.E ».

8 326 classes, de la grande section de maternelle au CE2 ont été concernées par l’expérimentation ministérielle cette année. 257 ont fait l’objet d’une étude qualitative.
En grande section de maternelle, les « difficultés repérées » des élèves concernent presque exclusivement la maîtrise de la langue (langage, identification des sons, activités graphiques, etc...). Au C.P s’ajoutent celles concernant l’apprentissage de la lecture. La numération apparaît. Idem au CE1 avec les préoccupations liées à ce niveau : rapport graphophonologique, compréhension d’un texte, rapport texte/image, mémorisation orthographique... Les « compétences de base » en mathématiques apparaissent. Au CE2 s’ajoutent la production d’écrits, les activités de copie, etc...

Les types de remédiations mis en œuvre alternent entre « prise en charge dans la classe » ou, comme le prévoient les textes, au sein de « groupes d’élèves qui ont les mêmes besoins ». Elles sont aussi individuelles. Les dispositifs de soutien font intervenir en plus du maître de la classe d’autres personnels (maître G et E, psychologues, TR ZIL, A.E, maître surnuméraire, coordonnateur REP, directeur, etc...). L’étude pointe l’implication quasi exclusive des équipes de circonscription dans l’élaboration des outils d’évaluation, l’aide à la formalisation des P.P.R.E, le cadrage des dispositifs...

Une telle mobilisation, possible sur un échantillon restreint de classes est impensable dans le cadre de la généralisation, l’avenir de tels dispositifs très aléatoire si, comme l’étude le met en évidence, ce sont en moyenne entre 3 élèves par classe en GS et 5 au CE2 qui sont concernés. La question des moyens est posée de manière évidente. La circulaire ministérielle de rentrée est explicite : « La mise en place des P.P.R.E sera assurée par l’optimisation des moyens actuellement consacrés à l’expérimentation des C.P dédoublés et par la mobilisation des enseignants spécialisés des réseaux d’aides existants » : redéploiement des moyens, quid des missions actuelles des RASED ?

Le PPRE est « personnalisé parce qu’il est adapté à un élève en particulier », sa mise en oeuvre « ne conduit pas à isoler un élève ou à le marginaliser par rapport à ses camarades ». On voit mal comment cette prescription ministérielle pourrait-être suivie dans les faits.

Pour le SNUipp, s’attacher à prendre réellement en charge les difficultés des élèves, nécessite avant tout de développer le travail en équipe avec plus de maîtres que de classes, développer les RASED, réduire les effectifs...afin d’alterner au sein de la classe les formes de travail adaptées à un suivi plus individualisé.

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