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Déclaration préalable SNUipp/FSU, CAPD du 23 et 24 mars 2020

mardi 24 mars 2020

Nous ne pouvons débuter cette CAPD évoquer la crise sanitaire que nous traversons.
- Les personnels enseignant ont pris la mesure de sa gravité. Le bilan des derniers jours montre un grand élan de solidarité envers les personnels soignants. Les enfants des soignants ont été pris en charge partout où cela a été nécessaire, très souvent sans mise à disposition des moyens de protection nécessaires (gels hydroalcooliques, masques...), ce qui ne doit pas perdurer.
- Dans le même temps, les personnels font le maximum pour maintenir, avec beaucoup d’engagement, une activité scolaire à distance avec les élèves maintenant confinés.
Si la situation est inédite et que nous comprenons les difficultés, à tous les niveaux, pour y répondre dans l’urgence, nous souhaitons tout de même attirer votre attention sur quelques points problématiques.Le dernier en date concerne une intervention du Ministre de l’éducation nationale dans les médias qui a été comprise comme une incitation pour les enseignant.es et les familles à se déplacer pour échanger les exercices ou « devoirs », en contradiction avec la demande forte du Premier Ministre d’éviter tout déplacement. Sur l’enseignement à distance, nous partageons qu’il est très important que les élèves gardent le contact avec les équipes éducatives. Pour autant, nous le savons, l’école à distance ne peut remplir les mêmes objectifs que la classe et la vie dans l’établissement scolaire. Tous les élèves ne disposent pas du matériel ni de la connexion leur permettant de tirer parti des propositions des équipes pédagogiques. Tous les élèves n’ont pas la même autonomie de travail ni les mêmes facilités d’apprentissages. Les parents ne sont pas des professeurs et il serait faux de leur demander de remplacer l’école, d’autant que les familles peuvent être mises en grande difficulté dans la période.Concernant l’organisation de l’accueil des enfants de soignants, nous vous demandons que les personnels bénéficient des protections nécessaires et que des préconisations claires leur soient adressées, sans quoi ils mettraient leur santé en danger et deviendraient malgré un maillon de la chaîne de transmission du virus. Nous souhaiterions d’ailleurs avoir un état des lieux de l’accueil dans le département (nombre d’enfants concernés, extension possible à d’autres personnels, extension possible sur les mercredis et week-end, quid des vacances scolaires ?).Enfin, nous souhaiterions une discussion sur la manière dont la fin d’année est envisagée et dont la préparation de rentrée s’organise. Les opérations de passages et de maintiens, les procédures d’orientations sont des enjeux importants pour les familles. Les personnels sont aussi concernés par des examens, concours, certifications, ou encore des titularisations pour les stagiaires. Il sera important, dès que possible, de lever les doutes sur ces sujets.

Concernant plus particulièrement l’ordre du jour de cette CAPD :
- nous actons positivement que le protocole PPCR aboutit à des salaires revalorisés et de nouvelles carrières au déroulement moins inégalitaire que dans le processus précédent.
Toutefois, le SNUipp-FSU continue de revendiquer un avancement à une véritable cadence unique comme d’autres corps de la Fonction publique. Si nous actons positivement la suppression de la note, nous estimons qu’en aucun cas, l’avis de l’IEN ne doit être déterminant pour un changement de grade ou d’échelon. L’expérience professionnelle mesurée par l’ancienneté doit prioritairement être prise en compte. Force est de constater que ces accélérations sont uniquement soumises aux appréciations hiérarchiques, nous sommes donc opposés à cet avancement au mérite. En effet, les conditions d’exercice, d’évaluation et de contexte traduiront immanquablement des inégalités.

- Le sujet de l’accès à la liste d’aptitude aux fonctions de direction nous donne l’occasion de tirer une nouvelle fois le signal d’alarme sur la complexité des missions des directrices et directeurs d’école, comme nous l’a cruellement rappelé le suicide de Christine Renon en début d’année scolaire.
Ils/elles sont seul-es dans l’exercice de leur métier, souvent en première ligne face à tous les acteurs de l’école : parents d’élèves, personnels municipaux, élus locaux, adjoints, élèves, hiérarchie. Les directrices et directeurs ont besoin d’avoir le temps de se recentrer sur leurs tâches prioritaires : coordination d’équipe et rôle pédagogique, et de bénéficier de toute l’aide nécessaire sur toutes les missions techniques et de sécurité.
- Une amélioration notable de l’exercice de la direction passe d’abord par l’extension du régime de décharge et la mise à disposition d’une aide administrative statutaire, pérenne et qualifiée. Elle passe aussi par une limitation de la charge administrative.

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