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Déclaration préalable SNUipp/FSU, groupe de travail direction d’école, 22 janvier 2020

mercredi 22 janvier 2020

Nous ne pouvons débuter cette réunion sans évoquer la situation sociale actuelle.
Cela pourrait paraître sans rapport, mais cela ne l’est pas, pour le SNUipp/FSU du Gers. En effet, lorsqu’on évoque la situation des directrices et des directeurs, on ne peut faire abstraction des inquiétudes du corps enseignant dont font partie ces mêmes directeurs et directrices.

Les enseignant.es sont en effet inquiets :

  • inquiets pour leur avenir, quand ils craignent de devoir travailler plus longtemps, alors que leurs conditions de travail sont de plus en plus difficiles. Comment imaginer faire ce métier jusqu’à 64 ans ou plus ?
  • inquiets de ne pouvoir prétendre après cela qu’à des pensions bien plus faibles qu’actuellement
  • inquiets pour l’avenir de leur profession, quand ils devinent que la revalorisation promise ne compensera pas la baisse programmée de leur pension et qu’elle pourrait faire l’objet de contreparties
  • inquiets quand ils voient que leur métier n’attire plus et que faute de candidats, la contractualisation et la précarisation risquent de devenir l’ordinaire
  • inquiets pour l’avenir de leurs élèves qui essuient les plâtres de la nouvelle formule du baccalauréat et qui seront aussi les premiers à entrer sur le marché du travail avec un nouveau mode de calcul pour leur retraite.

C’est dans ce contexte, quelque peu anxiogène, que se réunit aujourd’hui ce groupe de travail.
Le suicide de Christine Renon en début d’année scolaire a créé un émoi sans précédent dans notre profession. Ce drame a mis en lumière l’épuisement professionnel des directeurs et directrices d’école et doit nous alerter, au-delà de cette mission, sur les conditions de travail de tous les enseignants et enseignantes.

Le ministère a mené une consultation auprès des directeurs et directrices d’école et a demandé aux DASEN de chaque département d’organiser des groupes de travail sur cette question. Des réunions ont aussi été organisées par chaque IEN.

Cette première étape est nécessaire :
il est important que les directeurs et directrices d’école puissent s’exprimer, et cela de différentes manières. En effet, les seules réunions organisées par les IEN de circonscription n’auraient pas été suffisantes, car un inspecteur reste le supérieur d’un directeur, et il n’est pas toujours simple de parler librement dans cette situation.

Enfin, les directeurs et directrices ont pu bénéficier de journées de décharge supplémentaires. On devrait s’en féliciter, mais cela n’a été possible qu’avec l’annulation de journées de formation continue. Cela montre bien qu’au delà de la commande ministérielle, les moyens ne sont pas à la hauteur du problème.

A propos des résultats de la consultation du ministère, nous pouvons tirer quelques enseignements qui confirment ce que porte le SNUipp-FSU depuis de nombreuses années.

  • Les directeurs et les directrices réaffirment sans ambiguïté leurs besoins en temps de décharge.
  • Ils demandent le retour des emplois d’aide administrative qui ont été supprimés.
  • Ils demandent de la formation continue
  • Ils demandent aussi une revalorisation salariale.
  • Parmi leurs missions, c’est l’animation du collectif de travail qu’ils et elles priorisent.
  • Un statut spécifique de directeur·trice est massivement rejeté. Il n’y a donc pas lieu de rajouter de nouvelles missions plaçant la directrice en situation de supérieur hiérarchique.

Pour le SNUipp/FSU, ces constats étant faits, il est désormais urgent que la situation de la directrices et directeurs d’école soit améliorée, et que cela se traduise par des actes et des moyens à la hauteur des enjeux.

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