Retour accueil

Vous êtes actuellement : NOS ACTIONS  / Déclarations 


Déclaration préalable CAPD du 26 septembre 2019

jeudi 26 septembre 2019

La formation continue est essentielle pour notre profession.

  • On nous demande d’être polyvalent-es et parfois d’enseigner dans de nouveaux champs disciplinaires.
  • On nous demande de connaître et de maîtriser des programmes qui changent régulièrement.
  • On nous demande encore de renouveler régulièrement notre manière de faire classe.

Tout cela fait bel et bien partie de nos missions.
Or, à moins de ne pas dormir souvent, le temps manque pour cela. Voilà pourquoi, pour le SNUipp/FSU, il est primordial qu’une véritable offre de formation continue existe, et qu’elle puisse se dérouler sur le temps de classe, grâce à des moyens de remplacement suffisants.

Année après année, nous ne pouvons que constater que les plans de formation se révèlent insuffisants pour que la majorité des enseignant.es puissent en bénéficier.
Les moyens manquent, nous dit-on.

C’est peut-être pour cela que certains sénateurs ont eu une grande idée : lors de l’examen de la Loi Blanquer, ils ont ainsi proposé un amendement rendant la formation continue obligatoire pendant les vacances.
- On croyait cela écarté par la commission mixte des parlementaires.
Or, dans un décret paru pendant l’été, le ministère introduit la possibilité d’organiser jusqu’à cinq jours de formation des personnels sur leur temps de vacances.

Cette proposition montre combien nos cadres dirigeants sont déconnectés de la profession.
- Est-il nécessaire de rappeler que le travail des enseignant.es ne se réduit pas au temps passé devant les élèves ? Plusieurs enquêtes ont été menées sur le sujet. L’une d’entre elles, menée par la DEPP évalue ainsi à 44 heures par semaine le temps de travail effectif des enseignant.es, auxquelles il faut rajouter 11 journées en moyenne sur le temps de vacances justement.
- On sait aussi que les conditions de travail se dégradant, beaucoup de professeurs ne tiendraient pas, sans la coupure des vacances.

La possibilité de rémunérer ces formations n’est pas pour nous la réponse adaptée. Certes les enseignant-es français-es sont mal payé-es et il est sans doute plus facile de payer 5 jours de formation à certains que d’augmenter le point d’indice pour toutes et pour tous.
- Salaire et formation insuffisants ? Les solutions proposées par Jean-Michel Blanquer ne sont pas les bonnes.

Nous le répétons : pour le SNUipp-FSU, la formation continue est essentielle et doit se faire sur le temps de service avec les moyens en remplacement nécessaires. Dans notre département, il n’y a que 9 postes de remplaçants dédiés à cette mission.
C’est trop peu pour assurer une formation continue accessible à un nombre significatif d’enseignant.es.

La majorité des stages est destinée à un public désigné, et même s’il y a une légère amélioration de ce point de vue, il n’y pas toujours pas beaucoup de choix pour les stages à candidature individuelle.
Et quand bien même on aurait trouvé son bonheur dans cette offre, les modalités techniques d’inscription ont sûrement découragé quelques candidatures, malgré la prolongation de la période d’inscription.

Enfin, la circulaire de rentrée dédiée à l’inclusion insiste, à juste titre, sur la nécessité de renforcer l’appartenance des personnels AESH à la communauté éducative.Si le plan de formation continue prévoit des stages ouverts aux AESH, là encore, ce n’est à la hauteur des besoins.

Pour une véritable formation continue, le SNUipp/FSU réclame des moyens pour les enseignant.es et les AESH sur leur temps de service devant élèves.
SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

SNUipp 32 - Chemin de Réthourie 32000 Auch (plan d’accès) - tél : 05 62 05 42 51 - fax : 05 62 05 65 78 - courriel : snu32@snuipp.fr