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Déclaration préalable FSU, CTSD du 11 avril 2019

jeudi 11 avril 2019

Chaque année, le mouvement départemental est un moment important pour les enseignant.es. Les enjeux sont importants en effet.
- Sur le plan professionnel, chacun espère un poste en adéquation avec un projet qui lui est propre.
- Sur le plan personnel, le poste que l’on occupera aura des conséquences sur le quotidien notamment en fonction du temps de trajet pour se rendre à son travail.

Cette année, le ministère a imposé de nombreux changements, sans consulter les représentants des personnels : un nouveau logiciel, de nouvelles règles, de nouvelles priorités légales déclinées dans une note de service.
Les DSDEN doivent s’y conformer dans l’élaboration des règles départementales. Le but affiché est de nommer un maximum de personnes à titre définitif, quitte à contraindre les affectations.
Ne nous leurrons pas, le but du ministère est de simplifier la procédure dans l’espoir d’économiser à terme des emplois d’administratifs qu’il ferme déjà à tour de bras. Nous ne sommes pas dupes non plus de la volonté ministérielle d’écarter les élu-es du personnel de cette opération de gestion en rendant difficile tout contrôle et toute possibilité de transparence.

Là où le ministère voit une évolution positive, le SNUipp-FSU voit un recul pour les personnels et des évolutions inadaptées au premier degré et aux réalités départementales, qui n’iront pas dans le sens d’un meilleur service d’enseignement. Certes le Ministère pourra afficher un nombre beaucoup plus important de postes pourvus à titre définitif. Mais jusque là, un poste obtenu au premier mouvement avait forcément été voulu par l’enseignant qui l’avait demandé.
Cette année, pour beaucoup d’enseignant.es, le poste sera obtenu à titre définitif, mais il n’aura pas forcément été demandé. Il correspondra à une zone, fort vaste au demeurant, que l’enseignant.e aura été contraint.e de choisir. Quant au projet professionnel, comment comprendre qu’on ne puisse pas, dans ce voeu contraint, le préciser davantage ? Car être enseignant.e en maternelle, en élémentaire, chargé.e d’école ou affecté.e sur plusieurs écoles pour compléter le service d’autres collègues, ça n’est pas la même chose, pas du tout.

Aucun système n’est parfait. Avant, beaucoup de jeunes collègues désespéraient d’avoir un jour leur poste. Changer chaque année d’école, de niveau de classe, de collègues, n’a rien de confortable en effet. Mais du moins pouvaient-ils se consoler si un poste ne leur convenait guère, en sachant que cela n’était que pour un an.
Désormais, ils en auront peut-être un dont ils n’auront pas voulu, et pour longtemps. Sans être oiseaux de mauvaise augure, nous pensons déjà à tous ceux qui, mécontents, demanderont des mesures de délégation, seront contraints de travailler à temps partiel s’ils sont trop loin de chez eux, ou à ceux qui ne tiendront pas et seront malades en raison de leur travail.
Quant à la phase d’extension, qui rappelle un peu le 3ème mouvement d’avant, elle sera gérée par un ordinateur là où auparavant, la gestion manuelle en CAPD permettait encore de prendre en compte le facteur humain.

Le métier d’enseignant attire de moins en moins, nous le savons. Les raisons en sont multiples. Mais ce ne sont sûrement pas ces nouvelles modalités d’affectation qui vont arranger les choses. Nous demandons donc le retour à une deuxième phase de saisie de vœux, des opérations de mouvement respectueuses des collègues, de leur métier.

Nous souhaiterions par ailleurs attirer votre attention sur un dysfonctionnement concernant les personnels AESH dans les établissements du second degré. Par deux fois, notre organisation syndicale a été amenée à leur écrire personnellement dans leur établissement. Par deux fois, de nombreux AESH nous ont signalé ne rien avoir reçu, voire, sur le dernier courrier, avoir réceptionné une enveloppe décachetée et à moitié vidée de son contenu.
Pour la FSU, cela pose deux problèmes
- la prise en compte de ces personnels dans leur établissement (reconnaissance professionnelle, casier nominatif)
- la rétention d’informations syndicales qui leur sont nominativement adressées (peut-être faut-il envisager de ne pas mettre notre logo sur l’enveloppe ?).

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