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Déclaration préalable de la FSU, CTSD du 31 janvier 2019

jeudi 31 janvier 2019

La démographie est un critère essentiel s’il en est pour ceux qui ont en charge l’organisation des services publics sur un territoire, et l’Education Nationale n’est pas une exception.

Dans le 1er degré, la population scolaire devrait connaître une baisse à la rentrée 2019, et on ne peut que le déplorer. C’est une chance, nous dit-on, que l’on ne nous retire que 5 postes. C’est une façon de voir les choses bien-sûr.

Au regard des données de l’OCDE, nous n’avons pourtant pas à avoir honte d’un taux d’encadrement qui paraît confortable, ici en France. C’est au contraire ce taux là que l’on trouve dans bien des pays de l’OCDE qui obtiennent de bons résultats aux évaluations internationnales.
- Pour la FSU, il est essentiel de conserver des effectifs mesurés dans nos classes.

Par ailleurs, nous nous souvenons d’une époque où les suppressions de postes ont été massives. Elles ont alors durablement dégradé le service public d’Education dans le Gers, qui a vu ses RASED démantelés, sa brigade de formation continue très réduite ou encore une diminution importante des postes de conseil pédagogique, tout en n’arrivant pas à accompagner la hausse démographique dans certains secteurs.
Alors aujourd’hui, malgré la baisse des effectifs, il y aurait eu une chance, enfin, d’améliorer le service public d’Education, non seulement en maintenant le taux d’encadrement des élèves, mais en se dotant de postes hors la classe, qui sont essentiels à la qualité de l’enseignement.

Ces 5 postes que la Rectrice nous retire aujourd’hui, auraient pu être utilisés pour créer des moyens de remplacement y compris pour la formation continue, des postes d’enseignants spécialisés ou encore des postes dédiés aux décharges de direction pour les petites écoles, ou bien encore ouvrir là où c’est nécessaire.

La FSU défend un projet ambitieux pour notre école, et cela passe, selon nous, par des créations de postes, au-delà du maintien du taux d’encadrement des élèves.

Elles sont nécessaires :
- pour répondre à des besoins d’ouvertures de classes.
- pour créer des postes de remplaçants, car leur nombre est insuffisant pour assurer dans de bonnes conditions la continuité du service éducatif. Preuve en est le recours aux enseignants contractuels auquel vous avez été contraint cette année.
- pour retrouver une formation continue digne de ce nom pour tous les enseignant-es.
- pour aider les élèves les plus fragiles, en n’oubliant pas l’éducation spécialisée et en reconstituant les RASED, décimés il y a quelques années et jamais reconstitués.
- pour que des postes soient créés pour assurer des décharges de direction stables et régulières aux directeurs des petites écoles.
- pour qu’il y ait davantage d’animateurs et de conseillers pédagogiques auprès des enseignant-es.

Pour la FSU, cela n’a rien d’une utopie. Dans le Gers, il y avait en 1998 quelques 60 enseignant-es de plus qu’aujourd’hui pour un nombre d’élèves équivalent. Nous demandons simplement que les postes injustement supprimés soient restitués .

La taxation de 5 postes pour la rentrée 2019 entérine un redéploiement des moyens déjà existants et ne permettra pas une réelle amélioration des conditions d’enseignement et de scolarisation.
L’école primaire française largement sous-investie et marquée par des inégalités insupportables doit faire l’objet d’un engagement budgétaire massif pour réaliser les transformations nécessaires.

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