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Déclaration préalable FSU, CDEN du 24 mai 2018

jeudi 24 mai 2018

Le calendrier du mois de mai était un peu particulier cette année, avec un nombre important de jours fériés. Pour cette raison, des établissements d’enseignement privés du Gers ont décidé de réorganiser leur emploi du temps. D’ailleurs, cela s’est déjà fait, par exemple, en déplaçant des cours au mercredi après-midi.
Mais quand il s’agit d’organiser le rattrapage des cours le 8 mai, jour férié et jour de commémoration de la capitulation de l’Allemagne nazie signant l’arrêt futur de la seconde guerre mondiale, cela pose un problème.

Les enseignant.es de l’Education Nationale, attaché.es au devoir de mémoire, et conformément à ce que préconisent les programmes d’Education Morale et Civique, veillent à faire de cette date un rendez-vous citoyen auquel ils invitent à s’associer très largement les élèves et les familles.

La FSU considère essentiel le respect d’une date hautement symbolique telle que le 8 mai, et affirme que les établissements privés sous contrat avec l’Education Nationale ne peuvent pas s’en affranchir. Mais en même temps, l’exemple vient d’en haut. C’est bien le chef de l’Etat qui dans son discours devant les évêques de France le 9 avril dernier a donné la vision d’une société laïque dans laquelle État et Églises seraient placés sur le même plan. Pour la FSU, les responsables politiques ne doivent en aucune manière, par leur propos ou leurs actes, brouiller les limites de la séparation de l’Église et de l’État car ce faisant, ils favorisent le dévoiement des valeurs républicaines. Nous en venons maintenant à l’ordre du jour qui nous occupe aujourd’hui : la question des rythmes scolaires.

Le décret du 28 juin 2017 donne la possibilité, par dérogation d’organiser la semaine scolaire sur 4 jours. Sa parution tardive, en toute fin d’année scolaire, avait eu pour conséquence que, finalement, peu d’écoles avaient, dans notre département, modifié leur organisation dès la rentrée 2017.
La situation sera visiblement différente pour la prochaine rentrée. Environ 1/3 des écoles devraient fonctionner sur un rythme de 4 jours et 2/3 sur un rythme de 4,5 jours. Si l’on ajoute les écoles qui avaient déjà fait le choix des 4 jours dès cette année à celles qui, via leur conseil d’école, ont formulé cette demande, et si toutes avaient obtenu satisfaction, on arriverait à un pourcentage de 55%, plus proche de ce qui semble se dessiner dans la majorité des départements.

Or, à l’étude des positions des conseils d’écoles, on ne peut que constater que les collectivités compétentes n’ont pas toujours suivi leur choix. Parfois même, ce sont des collectivités non compétentes sur le scolaire, mais ayant en charge l’organisation périscolaire, qui ont pesé sur la décision des mairies compétentes. Comment ? Par exemple, en ne mettant pas en place d’accueil des enfants le mercredi.
Cela peut sans doute s’expliquer par la volonté, légitime, de sauvegarder les emplois créés pour assurer les temps d’activités périscolaires, mais cela pose quand même question : pour l’organisation de la semaine scolaire, ce sont parfois, si ce n’est souvent, des considérations périscolaires qui ont été décisives.

Le temps périscolaire est un des éléments de la réflexion, parmi tant d’autres, comme le rythme des familles, les contraintes de transport scolaire, ou les conditions de travail des enseignant.es. Car nous persistons à le dire, quand bien même certains ne souhaitent pas l’entendre : de bonnes conditions de travail pour l’enseignant.e participent à un bon climat de classe, ce qui a une certaine incidence sur les conditions d’apprentissage des élèves.

En conclusion, nous répétons notre position, qui est la même depuis que ce dossier a été ouvert par le ministre Peillon en 2012.
Pour le SNUipp-FSU, l’organisation d’une semaine scolaire, sur 4 jours ou 4 jours et demi, doit être cohérente à l’échelle d’un territoire et réfléchie pour permettre de meilleures conditions d’apprentissage pour les élèves, et de travail pour les personnels. Elle doit être définie en prenant en compte l’avis des enseignant-es et des conseils d’école, sous la responsabilité du ministère de l’Éducation nationale.  

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