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Déclaration préalable du SNUipp/FSU32, CAPD restreinte du 23 mars 2018

vendredi 23 mars 2018

Pourquoi cette classe exceptionnelle est profondément injuste ?

La création de cette classe exceptionnelle dont l’accès concernera une minorité de PE, et qui est en partie réservée à certaines fonctions introduit, de fait, le principe de deux carrières distinctes chez les PE. Le SNUipp-FSU dénonce cette rupture d’égalité et refuse l’idée qu’il y aurait des PE plus méritants que d’autres et que tous n’aient pas accès à la même carrière. Ce nouveau grade est clairement un outil managérial de gestion des personnels pour récompenser quelques heureux élus triés sur le volet.

Car l’accès à cette classe reposera forcément sur des critères subjectifs. Ainsi, pourquoi favoriser certaines fonctions pour l’accès à la classe exceptionnelle et pas d’autres ? Comment peut-on juger, en toute objectivité, qu’il est plus méritoire d’avoir été enseignant référent qu’enseignant spécialisé ? Ou directeur que faisant fonction de directeur ? Les enseignants en cours multiples ne méritent-ils pas non plus l’accès à cette classe ? On pourrait multiplier les exemples, mais c’est inutile car c’est le principe même de ce nouveau grade qui est injuste.

Les inégalités de salaire et de carrière existent entre les hommes et les femmes même dans la Fonction publique et même chez les personnels enseignants du 1er degré, corps fortement féminisé.

La création de la classe exceptionnelle, vient creuser ces inégalités car les critères d’obtention avantagent les personnels ayant exercé certaines fonctions particulières, qui sont plus exercées par les hommes (conseiller pédagogique, direction etc…), et le vivier s’appuie sur celui de la Hors classe. Ainsi dans notre département, pour cette première promotion dans ce nouveau grade, alors que les hommes ne représentent que 17% des enseignants du premier degré, ils constituent 46% des candidatures liées à la fonction.

De plus il est constaté qu’à fonctions identiques exercées, les femmes sont promues moins rapidement que les hommes. Si l’exercice à temps partiel ou le congé parental jouent un rôle, plus curieusement l’estimation de la valeur professionnelle est moins favorable aux femmes qu’aux hommes. Malheureusement les avis émis par Madame la Directrice Académique pour l’accès à ce nouveau grade corroborent cette observation nationale : alors que dans le Gers les femmes représentent plus de la moitié du vivier lié à la fonction, elles ne représentent que 20 % des avis excellents. Les avis sont nettement plus favorables aux hommes qu’aux femmes et le graphique est parlant. Les conséquences ne sont pas moindres car sur cette campagne, les hommes avaient 3,5 fois plus de chance que les femmes d’être promus.

Pour éviter ces écueils, le SNUipp-FSU continue de revendiquer un avancement à une véritable cadence unique comme d’autres corps de la Fonction publique. Il est opposé à une classe exceptionnelle dont l’accès concernera au mieux 10% de la profession, exclura de fait la quasi totalité des PE, renforcera les inégalités entre les hommes et les femmes et sera un outil de management renforcé. Si le syndicat acte positivement la suppression de la note, il estime qu’en aucun cas, l’avis de l’IEN ne doit être déterminant pour un changement de grade ou d’échelon. L’expérience professionnelle mesurée par l’ancienneté doit prioritairement être prise en compte.

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