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Grève du 22 mars, déclaration de la FSU du Gers

jeudi 22 mars 2018

Jamais depuis 60 ans la France n’a aussi mal traité ses fonctionnaires.
Nouvelle année de gel du traitement de base (cela fera la septième), CSG à peine compensée, report des engagements PPCR, augmentation des cotisations pour pension, non-paiement d’un jour de carence pour maladie, …
La liste de nos plaies est connue, elle a pour conséquence la paupérisation continue des agents de la fonction publique qui ont perdu 9% de pouvoir d’achat depuis 2010 !

Ajoutez à cela : la suppression annoncée de 120 000 postes, la mise en place d’un plan de départs volontaires, et la volonté d’utiliser davantage de contractuels et moins de statutaires.
Raisons budgétaires ? C’est ce qu’on nous disait, il y a huit ans ! Et les fonctionnaires ont alors vu leur traitement gelé durant 6 longues années (2010 à 2016) pour contribution au redressement des comptes publics.

Mais aujourd’hui, il s’agit d’autre chose. Il y a une stratégie délibérée de démonétiser, dans tous les sens du terme, les métiers de la fonction publique pour les rendre " non attractifs » .
Cela a commencé : on voit déjà baisser drastiquement le nombre de candidat.e.s qui se présentent aux différents concours de la fonction publique.
Et cela va empirer : quelle image, et quelles perspectives de carrière, notre fonction publique (tous versants confondus) offre-t-elle aujourd’hui aux jeunes en âge de travailler (merci le gouvernement) ? Je vous laisse y réfléchir.
Bien sûr il s’en défendra en disant qu’il s’agit de " modernisation " (chiche !) et d’orthodoxie budgétaire (pourquoi pas ?). Mais nous -représentants des salarié.e.s de la fonction publique- en avons assez qu’on nous promène au prétexte qu’on serait globalement " trop cher et trop nombreux " (un comble !), peu efficaces et rétifs au changement (sortez de vos bureaux). La paupérisation calculée et la dévalorisation répétée de nos métiers de service public a, et aura, des conséquences graves pour des centaines de milliers de fonctionnaires (des personnes, donc) et pour les usagers du service public.
- Si l’objectif est de réinventer une fonction publique en France, il serait avisé de le faire avec les agent.e.s, et non pas dans leur dos ni à leur dépens !

Voilà ce qu’écrivait la FSU du Gers en septembre 2015, il est utile de se le rappeler

_ E. Macron, le ministre de qui ? Après sa condamnation des 35h, son mépris assumé du Code du Travail, voilà que le ministre de l’Economie juge le statut des fonctionnaires "inadéquat et dépassé".
Faut-il rappeler au ministre que si le statut donne des droits aux fonctionnaires, il leur crée en même temps des obligations, offrant ainsi des garanties aux usagers, notamment en matière de neutralité, de continuité du service, de laïcité, ou encore d’égalité d’accès ?
Autrement dit, le statut permet aux fonctionnaires de remplir leurs missions de manière indépendante et sans subir les pressions d’intérêts privés. En cela, il protège les citoyens des dérives et passe-droits divers.
Le protégé du chef du gouvernement aura beau rétro-pédaler, il se confirme, déclarations après déclarations, que ce jeune loup libéral sorti du monde des affaires est plus enclin à dynamiter les droits sociaux qu’à faire la chasse à la fuite des 80 milliards volés chaque année au pays, par exemple.

Sous les allures de la modernité de la France « start-up », c’est à une véritable régression que nous allons assister, régression républicaine, démocratique et sociale.
Cette vision néo-managériale assimilant à l’entreprise privée toute la Fonction publique, qu’elle soit d’Etat, territoriale ou hospitalière, s’inscrit aussi dans le cadre d’une réduction drastique des dépenses publiques.

Parce qu’elle est un instrument de l’action publique tout en garantissant un traitement égalitaire des citoyens, la Fonction publique, avec le statut des fonctionnaires, doit rester un des piliers essentiels de la République.

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