Retour accueil

Vous êtes actuellement : NOS ACTIONS  / Déclarations 


Déclaration de la FSU au CTSD du 08 février 2018

jeudi 8 février 2018

La FSU défend un projet ambitieux pour l’école dans notre département, et cela ne sera pas possible avec cette carte scolaire, qui vous conduira, madame la Directrice Acaémique, en fin de compte à faire fonctionner le service public d’Education avec 2 postes en moins.
Un projet ambitieux pour notre école passe au contraire, selon nous, par des créations de postes.

Avant d’aborder le point principal de ce CTSD, à savoir la carte scolaire du 1er degré, la FSU du Gers voudrait revenir sur 2 sujets.

Suite à une forte mobilisation des personnels conjuguée à l’action du CHSCT-SD et de l’intersyndicale, le collège Salinis peut à nouveau fonctionner dans des conditions normales : depuis le 8 janvier, la Principale n’est plus en poste.

Cependant, lors du dépôt du dernier préavis de grève, au delà de ce départ, l’intersyndicale a demandé des garanties concernant l’avenir de ce personnel et du suivi des personnels du collège. A ce jour, et contairement à l’engagement pris par le Secrétaire Général de la DSDEN de tenir l’intersyndicale informée des décisions du Rectorat dès qu’il en aurait connaissance, aucun élément supplémentaire n’ont été communiqué. Nous ne pouvons croire que le Rectorat n’a encore pris aucune décision.
L’intersyndicale doit être informée précisément des mesures prises par le Rectorat concernant ce personnel de direction et des mesures mises en place au collège Salinis .

Les représentant-es des personnels de la FSU considèrent que le CHSCT-SD, instance visant à améliorer les conditions de travail des personnels, est déconsidéré par l’administration. Aucune autre instance départementale n’est traitée avec autant de désinvolture. Bien que des annonces aient été faites par le gouvernement en matière d’instances représentatives de la Fonction Publique, le CHSCT-SD reste pour l’instant une instance à part entière qui doit fonctionner comme telle.
La FSU demande instamment que le CHSCT-SD puisse enfin fonctionner sereinement dans le respect des procédures, de la règlementation et des personnels.

Concernant la carte scolaire, comme beaucoup, la dotation académique pour la rentrée 2018, 89 postes, nous avait fait craindre le pire pour notre département.
Avec une taxation de 2 postes, peut-être pourrait-on juger (comme d’aucuns le pensent) que l’on ne s’en sort pas si mal. Ce n’est pourtant pas le sentiment de la FSU.
Certes, d’autres départements sont encore plus mal lotis que nous, mais faudrait-il, parce qu’il y a des situations plus difficiles que la nôtre, dire merci, alors que l’on nous retire des postes ?

La FSU défend un projet ambitieux pour l’école dans notre département, et cela ne sera pas possible avec cette carte scolaire, qui vous conduira, madame la Directrice Acaémique, en fin de compte à faire fonctionner le service public d’Education avec 2 postes en moins.

Un projet ambitieux pour notre école passe au contraire, selon nous, par des créations de postes.
Elles sont nécessaires :
- pour répondre à des besoins d’ouvertures de classes.
- pour créer des postes de remplaçants, car leur nombre est insuffisant pour assurer dans de bonnes conditions la continuité du service éducatif. Preuve en est le recours aux enseignants contractuels auquel vous avez été contrainte cette année.
- pour retrouver une formation continue digne de ce nom pour tous les enseignant-es.
- pour aider les élèves les plus fragiles, en n’oubliant pas l’éducation spécialisée et en reconstituant les RASED, décimés il y a quelques années et jamais reconstitués.
- pour que des postes soient créés pour assurer des décharges de direction stables et régulières aux directeurs des petites écoles.
- pour qu’il y ait davantage d’animateurs et de conseillers pédagogiques auprès des enseignant-es.

Pour la FSU, cela n’a rien d’une utopie. Il y avait en 1997 environ 60 enseignants de plus qu’aujourd’hui dans le Gers. Nous demandons simplement que les postes injustement supprimés soient restitués.

La taxation de 2 postes pour la rentrée 2018 entérine un redéploiement des moyens déjà existants ainsi qu’une dégradation des conditions d’enseignement et de scolarisation. L’école primaire française largement sous-investie et marquée par des inégalités insupportables doit faire l’objet d’un engagement financier massif pour réaliser les transformations nécessaires.

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

SNUipp 32 - Chemin de Réthourie 32000 Auch (plan d’accès) - tél : 05 62 05 42 51 - fax : 05 62 05 65 78 - courriel : snu32@snuipp.fr