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Carte scolaire 2018 : trop peu de postes à répartir

jeudi 21 décembre 2017

Ca y est, la dotation académique est tombée, et ça fait mal ! La répartition académique des postes créés en nombre insuffisant pour la rentrée 2018, absorbée par les dédoublements en Education prioritaire...

La répartition nationale des postes a été annoncée au cours du Comité technique ministériel (CTM) du 20 décembre. Ces chiffres sont un premier indicateur sur les orientations des opérations de carte scolaire.



Pour les 8 départements de l’académie de Toulouse, la dotation sera de 89 postes.
On a d’abord pensé qu’il s’agissait d’une erreur de frappe et qu’il manquait le chiffre des centaines. Mais non...
- Pour mémoire, l’an dernier c’était 136 postes pour l’Académie, l’année d’avant 180 postes.
La dernière carte scolaire s’était ainsi soldée par 0 poste pour le Gers et cela avait conduit à plus d’une dizaine de fermetures.

Sachant que la mesure de dédoublement des CP et des CE1 de REP et REP + nécessitera environ 100 postes sur l’Académie, cette dotation n’y suffira même pas. A cela il faut rajouter les besoins liés à l’évolution démographique, en Haute Garonne surtout, mais aussi dans le Tarn et Garonne.

Il faudra fermer des postes dans les départements les plus ruraux, donc dans le Gers.

A quelle hauteur ?
La réponse sera donnée au Rectorat, lors du CTA [1], le 18 janvier, mais on peut d’ores et déjà s’attendre à une mauvaise nouvelle (et donc à des fermetures de postes de maîtres supplémentaires, de Rased, de remplaçants, de classe ordinaire…).

Si on élargit la perspective, on peut juger que l’abaissement des effectifs en éducation prioritaire est certes légitime.
Mais le seul effort fait en direction des CP et CE1, sans les créations de moyens nécessaires, va se réaliser au détriment de la réussite de tous les élèves et ne permet pas de remédier efficacement à la difficulté scolaire, de travailler autrement dans les classes, de scolariser des 2 ans…
- Au final, pour l’éducation prioritaire, le compte n’y sera pas.
Et ailleurs, tout va t’il pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Pas vraiment...
Les indicateurs sociaux sont loin d’être au beau fixe dans le Gers, et on y rencontre aussi des élèves en situation de grande difficulté.
- Préserver des effectifs raisonnables dans le rural isolé ne paraît pas du luxe. Avec des fermetures nombreuses qui s’annoncent, l’école rurale risque d’en faire les frais. Et si l’on ferme des écoles rurales, cela aura probablement pour conséquence de surcharger les classes des écoles de bourg, qui n’ont pas besoin de ça.

Le SNUipp-FSU dénonce une dotation pour la rentrée 2018 qui entérine un redéploiement des moyens déjà existants ainsi qu’une dégradation des conditions d’enseignement et de scolarisation.

L’école primaire française largement sous-investie et marquée par des inégalités insupportables doit faire l’objet d’un engagement financier massif pour réaliser les transformations nécessaires, à commencer par une baisse des effectifs. Le budget 2018 ne répondait pas à cet enjeu de société. Les choix faits par le ministère y répondent encore moins.



Avis de grand froid sur la France : la répartition académique des postes

Notes

[1] Comité Technique Académique

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