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Déclaration préalable de la FSU, CDEN du 20 octobre 2017

samedi 21 octobre 2017

Le 10 octobre, dans le Gers comme partout en France, des citoyennes et des citoyens se sont rassemblé-es, à l’appel de toutes les organisations syndicales. Au-delà des revendications salariales, légitimes, ils étaient dans la rue pour défendre la Fonction Publique.

En France, la Fonction publique s’organise selon le système de la carrière : les fonctionnaires débutent avec des salaires bas, malgré leur qualification et leur diplôme, avec l’assurance d’un avancement, plus ou moins rapide, toute la carrière. Cela doit en principe les prémunir de toute influence du politique, de l’usager, de la hiérarchie.
C’est ainsi qu’est assurée la neutralité dans les services assurés des usagers. Ainsi, la corruption est rare dans la Fonction publique en France.

Pour préserver leur pouvoir d’achat, il est essentiel que la carrière soit prémunie des effets de l’inflation, rôle que joue la revalorisation du point d’indice qui doit intervenir chaque année.

Or, la politique d’austérité budgétaire s’amplifie, réduisant ainsi le service public à une variable d’ajustement. A la FSU, nous pensons au contraire que la Fonction Publique ne doit pas être considérée comme un coût mais comme un investissement.

Plus de 5 millions d’agents assurent en effet des missions indispensables au bon fonctionnement de la société : santé, éducation, aide aux personnes âgées, transports, justice…

Or, le gel de la valeur du point d’indice, le report des mesures PPCR d’une année, la réintroduction de la journée de carence, la suppression de 120 000 postes sur 5 ans, la baisse de crédits de fonctionnement de 10 milliards… vont dégrader les conditions de vie et de travail des fonctionnaires comme la qualité des services publics.

Dans l’Education Nationale, la suppression de 23 157 emplois aidés avec retour brutal à Pôle emploi constitue un véritable plan social. Les missions assurées par ces personnels sont pourtant essentielles. Nous demandons des emplois pérennes, correctement rémunérés.

Concernant l’ordre du jour qui nous occupe, il s’agit de faire le point sur la rentrée scolaire et d’ examiner les mesures de carte scolaire pour le 1er degré.

Si pour certains, la rentrée s’est faite en musique selon l’injonction ministérielle ou que d’autres ont récemment pu apprécier "une Marseillaise enfin sans fausse note", pour nous, il y a bel et bien eu quelques couacs...

Car des ouvertures de postes sont toujours nécessaires à la rentrée pour s’adapter aux évolutions de la population scolaire au cours de l’été. Mais avec la faible réserve dont disposait la directrice académique, il n’y avait guère de possibilités… Pourtant il y avait bien des besoins dans plusieurs écoles du département, avec des classes surchargées. Et comme par ailleurs, il n’y avait aucun-e enseignant-e titulaire à affecter, la mission était pour le moins compliquée…

Cette situation de pénurie d’enseignant-es conduira sans nul doute à des problèmes de remplacement et au recrutement de contractutuels.

Pour la FSU, la solution passe par la création des postes nécessaires et par le recrutement d’enseignant-es en nombre suffisant.

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