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Déclaration préalable de la FSU, CDEN du 7 septembre 2017

jeudi 7 septembre 2017

A la lecture de la presse, la FSU a pris connaissance de l’appréciation de la Directrice Académique sur la rentrée scolaire, qu’elle estime sans accroc, car les prévisions d’effectifs se sont révélées conformes aux constats dans les écoles.

L’ appréciation de la FSU est quelque peu différente.
- En effet, à ce jour, par manque de moyens (1,77) des écoles n’ont pas vu leur demande d’ouverture aboutir (Nogaro, Lectoure, Le Houga, Cazaubon, Pujaudran, L’Isle Jourdain).
- Par ailleurs, pour la première fois depuis longtemps, le Gers connaît un déficit d’enseignants : il y a moins d’enseignant-es que de postes à pourvoir. Divers éléments l’expliquent, en particulier la faiblesse des recrutements dans certaines régions dû à un manque d’attractivité du métier qui a pour répercussion une mobilité difficile pour les enseignant-es qui veulent changer de département. La Dasen a en toute logique placé prioritairement les enseignant-es sur les postes devant élèves, mais certaines fractions de postes et plusieurs postes de remplaçants n’ont pu être pourvus.
Les remplaçant-es risquent d’être utilisés pour pallier ces manques et ne seront plus disponibles lorsqu’il y aura des enseignants malades par exemple.

D’ores et déjà, la DASEN a prévu de recourir à l’embauche de contractuels. Pour la FSU, ce n’est pas une solution, car il s’agit de recruter, par des contrats précaires, des personnels qui vont devoir assurer la classe au pied levé.
- Face à l’urgence, la FSU du Gers demande le recrutement de personnels issus de la liste complémentaire.

Nous rappelons notre attachement au statut de fonctionnaire d’État des enseignants, à la création des postes nécessaires et au recrutement d’enseignants en nombre suffisant.
L’Éducation mérite du sérieux et du durable : des enseignants formés, titulaires et rétribués correctement.
Nous nous opposons donc avec force au principe du recrutement d’enseignant-e-s contractuel-le-s et demandons à ce que le département du Gers obtiennent les moyens nécessaires.

Sur le sujet des rythmes scolaires, nous ne prétendons pas avoir de réponse toute faite. Il ne s’agit pas selon nous de répondre à la question « 4 jour ou 4 jours et demi ? ».
- Le sujet implique en effet de conjuguer le temps des apprentissages, le temps des enfants, le temps des parents et celui des enseignant-es, tout en tenant compte des particularités des territoires et en garantissant un cadrage national, seul gage de l’équité. L’équation est tout sauf simple.
Le calendrier très serré n’a pas vraiment permis la concertation nécessaire dans les écoles. Aussi, dans notre département, quelques conseils d’écoles seulement ont demandé le retour à 4 jours.
La DASEN a rendu ses arbitrages, dans le cadre prévu par le décret du 28 juin.
- Nous regrettons toutefois que concernant un territoire donné, il n’ait pu y avoir un même fonctionnement retenu, malgré la demande de tous les conseils d’écoles et de la communauté de communes.

Ce sujet sera probablement au centre des préoccupations dans de nombreuses écoles et collectivités lors de cette année scolaire (surtout depuis que ces dernières savent que leurs dotations vont être fortement réduites… et plus tôt que prévu…).

Et s’il y a de nombreux acteurs à réunir autour de la table, nous pensons que les enseignant-es ont un rôle essentiel à y jouer, car il s’agit avant du tout du temps scolaire et qu’ils sont les premiers concernés. Leurs conditions de travail, que nombre d’entre eux estiment dégradées, doivent faire partie de la réflexion. Leur amélioration est d’ailleurs un vecteur d’une plus grande réussite des élèves.
Les enseignant-es sont en première ligne pour évaluer ce qui fonctionne ou non dans leurs écoles et quels moments sont plus ou moins propices aux apprentissages.
- Nous l’avions dit en 2013, nous le disons à nouveau : la réflexion sur les rythmes scolaires ne peut se faire sans eux.

Enfin, nous évoquions la presse au début de cette déclaration et nous finirons malheureusement en l’évoquant à nouveau.
Aujourd’hui, nous assurons de notre soutien et de notre solidarité sans faille, nos collègues de Valence/Baïse face à la campagne de presse qui débute contre elles.
Nous connaissons bien les pratiques de ce média local qui écrit à charge systématiquement contre tout-e enseignant-e mis en cause par des parents. Or, c’est bien aux services de l’Education Nationale et éventuellement à la justice si elle est saisie d’apporter tous les éclairages sur cet évènement.
La presse quant à elle doit jouer son rôle d’information et uniquement celui-là.

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