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Déclaration préalable de la FSU CDEN du 3 mars 2017

vendredi 3 mars 2017

Le CDEN d’aujourd’hui devra se positionner sur les mesures d’ouvertures et de fermetures de postes pour la rentrée 2017.

Nous avons compris lors des instances préparatoires, mais aussi étonnamment à la lecture de la presse d’hier, que le projet initial allait probablement être revu et que certaines écoles mobilisées pour la défense des postes d’enseignants allaient probablement obtenir satisfaction. Nous nous réjouissons que Mme la DASEN revienne sur certaines mesures de fermeture et nous la remercions d’avoir pris le temps de recevoir les parents et les élus et d’entendre leurs arguments ainsi que ceux que nous lui avons exposés lors des groupes de travail et des instances internes à l’Education Nationale.

Pour autant, avant même de connaître le détail du projet de carte scolaire, nous savons qu’il ne sera pas satisfaisant.
Comment pourrait-il l’être en effet, avec une dotation nulle pour le Gers ?
Comment, sans aucune création de poste, pourrait-on répondre aux besoins suivants :
- des ouvertures de postes nécessaires dans certaines zones du département,
- un vivier de remplaçants qui reste insuffisant,
- le nécessaire maintien du service public d’Education dans les secteurs les plus ruraux, sous peine de créer de véritables déserts scolaires
- l’aide aux élèves en difficulté, à la peine après la destruction des réseaux d’aide
- l’éducation spécialisée considérée comme la dernière roue de la charrette
- le développement de l’accompagnement des enseignants par des conseillers pédagogiques
- ou encore la formation continue quasi-inexistante…

Aussi, la seule façon de répondre à un besoin est de fermer un poste ailleurs. A ce jeu-là, ce sont souvent les territoires les plus ruraux qui perdent. Et si, certains territoires ont pu se réorganiser à moyens constants dans le consensus, ce n’est pas le cas partout. Ainsi, les parents ou les élus qui estiment ne pas avoir été consultés ou entendus dans les projets de réorganisation ne sont pas rares.

A la rentrée scolaire 2017 encore, des écoles rurales fermeront dans le Gers comme un peu partout en France. Et ce n’est pas en raison de la qualité de l’enseignement qui y est dispensé.
L’argument est l’urgence de restreindre les dépenses scolaires, en optimisant les moyens et en concentrant les écoles.

Cette tendance est malheureusement la même pour les autres services publics notamment depuis la crise bancaire de 2008. Fermetures d’écoles et de classes rurales, de perceptions, de services d’urgence, de bureaux de poste, les départements ruraux, dont le Gers, n’en finissent pas de perdre leurs services publics. La FSU refuse ces choix dont l’efficacité économique semble dérisoire au regard de leurs effets collatéraux, notamment le renforcement du sentiment pour les habitants des territoires ruraux d’être considérés comme des citoyens de seconde zone.

Pour revenir à l’Education, la FSU formule la demande d’une rallonge budgétaire, tout simplement pour obtenir réparation.
En effet, après une décennie marquée par la suppression de plus de cinquante postes d’enseignants dans notre département, très peu de postes, moins de 10, ont été recréés depuis 2012, année de la fameuse promesse de la priorité au primaire. Les effectifs ont baissé nous-dit-on ? Certes, mais ils ne sont pourtant pas plus faibles qu’en 1997, et il y a avait à l’époque beaucoup plus de professeurs des écoles qu’aujourd’hui.

Et tant que nous en sommes à évoquer des chiffres nous souhaitons porter à votre attention les données suivantes :
la dépense dans le primaire est inférieure de 15% à la moyenne des pays de l’OCDE. Elle est inférieure de 30% à la moyenne des 11 pays comparables ayant un meilleur système éducatif.

D’autres choix sont possibles. Pour un service public d’Education de qualité, nous demandons plus d’enseignants pour le Gers. Aussi, comme elle le fait depuis plusieurs années maintenant, la FSU demande une rallonge budgétaire.

Concernant le second degré, malgré des prévisions d’effectifs en baisse, la dotation globale horaire augmente de 232 heures soit 11,65 ETP (équivalent temps plein).Cela était nécessaire, notamment pour accompagner la mise en place de la réforme des collèges. Mais parallèlement des sections sportives et certains projets sont menacés de disparition ou risquent de perdre leur financement et des personnels remplaçants seront probablement mobilisés sur d’autres missions que la leur. A notre sens, l’amélioration attendue ne sera donc pas suffisante.

A l’issue du CDEN :

Après plusieurs semaines de mobilisations intenses dans de nombreux secteurs du Gers, la carte scolaire présentée par Madame la DASEN est modifiée par rapport à son projet initial. (Barran, Blaziert, Céran, Le Mas d’auvignon, Mouchan ne ferment plus).

- Le SNUipp-FSU32 salue cette première victoire obtenue grâce aux actions locales et départementales.
- Le SNUipp-FSU32 émet le souhait que les partenaires sincères de l’Ecole publique se rassemblent de nouveau (voir le vœu commun) pour exiger de l’Etat la prise en compte des particularités de notre département.

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