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Déclaration préalable, CDEN FSU du 30 juin 2016

jeudi 30 juin 2016

Une année scolaire s’achève. C’est l’heure des bilans, mais aussi déjà le moment de penser à la prochaine rentrée.

Alors que retenir de cette année ?

La mise en place effective du protocole sur la carte scolaire pluriannuelle en a été un élément important, avec des appréciations diverses.
Pour la FSU, ce protocole n’est pas une réponse adaptée à la situation de notre département. Car l’objet de ce protocole est d’utiliser les caractéristiques de l’école rurale pour mieux justifier des fermetures, des transferts à marche forcée.
Quand cette réorganisation est le fruit d’une concertation et qu’il fait consensus pour tous les acteurs concernés, il n’y a certes pas grand-chose à y redire, mais cela n’a pas été le cas partout, loin de là.

Si l’on rajoute à cela le contexte d’une politique d’austérité et d’un dialogue social quasi- inexistant, comment s’étonner ensuite du sentiment d’abandon que ressentent les habitants des territoires ruraux ?
Comment ne pas comprendre la tentation de repli sur soi de ces citoyens, puisqu’ils se sentent déconsidérés ?

Et ce n’est pas la prochaine rentrée scolaire qui va arranger les choses :

n’attendons pas de bouffée d’oxygène dans les classes à la rentrée avec seulement 1, 25 poste en réserve.
La DASEN n’aura pas les moyens de répondre aux besoins d’ouverture qui se feront connaître d’ici là. Déjà, la situation de l’école de Plaisance inquiète, à juste titre, les parents d’élèves.

Quant au reste du tableau, il n’ y a pas vraiment de quoi se frotter les mains : pour ne citer qu’un exemple, en 2016-2017, malgré deux postes crées à cet effet, la formation continue sera réduite au strict minimum.
Les enseignants n’auront pas de stage pour s’approprier les nouveaux programmes. Pas non plus le moindre module de formation pour l’Ecole inclusive, qui implique que chaque enseignant puisse adapter ses apprentissages à tous les élèves, y compris ceux porteurs d’un handicap.
A n’en pas douter d’autres problèmes apparaitront au cours de l’été, mais ne pourront être résolus.

L’année scolaire aura aussi été marquée par les mobilisations pour le droit à l’éducation des lycéen-nes sans papiers : ils doivent pouvoir poursuivre leurs études commencées dans le Gers.
Nous ne pouvons croire que la possibilité de poursuivre leurs études commencées en France, pays qu’eux, leurs parents ou leurs proches ont choisi pour y reconstruire leur vie, pourrait leur être refusée. _ Ce serait signifier à tous – à eux, leurs familles, leurs nombreux soutiens, leurs camarades lycéens – que nos valeurs d’hospitalité et de fraternité, de « Vivre ensemble », portées si haut par nos institutions, ne les concernent pas.

Alors, pour être positifs, nous espérons que nos décideurs feront preuve d’humanité et que le droit à l’Education pour tous ne sera pas un vœu pieux dans le Gers.

Et pour tous les élèves, ayons d’autres ambitions. Ce qu’il faut, et ce que réclame le SNUipp/FSU, c’est un plus grand nombre de postes d’enseignants dans le Gers.

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