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Réponse de la Dépêche au courrier du SNUipp

Lynchage médiatique (suite)

mercredi 9 novembre 2005

lundi 17 octobre, à Mme Betty Jean dit Teyssier, secrétaire départementale SNUipp/ FSU

Madame,

J’ai pris connaissance de votre réaction à l’article que nous avons consacré à l’occupation d’une école à Mauvezin. Vous avez été choquée par l’importance que nous avons accordé à cet événement dans notre édition du 14 octobre. A notre sens, l’occupation d’une école par des parents qui contestent (à tort ou à raison) les méthodes d’une enseignante constitue bien un événement suffisamment inhabituel pour que nous décidions d’y consacrer la "Une" du journal. Comme vous l’avez constaté, l’article relatant les faits est particulièrement mesuré. Aussi, je ne vous rejoins pas lorsque vous écrivez que "la place donnée à cette information laisse à penser que des enfants sont en danger à l’école de Mauvezin", et ce d’autant moins qu’il est bien précisé dans l’accroche de ce titre de "Une" que l’inspection académique "a effectué une enquête" et estime que la plainte des parents n’a pas de raison valable. En l’occurence, nous n’avons fait que relater le conflit qui oppose des parents d’élèves à une enseignante.

Il est en revanche évident que si l’action de ces parents en colère portait à tort un discrédit à cette enseignante, "s’il est établi, comme vous l’écrivez, qu’elle ne fait l’objet d’aucun reproche et d’aucune sanction de la part de ses supérieurs", La Dépêche du Midi saurait le relater avec la même franchise.

Veuillez agréer, Madame, mes sincères salutations,

Daniel Adoue, Rédacteur départemental "La Dépêche du Midi"

- Le rédacteur en chef assume le contenu du journal qui, d’après lui, n’a rien fait de plus que "relater le conflit qui oppose des parents et une enseignante".
- Il ne s’interroge pas non plus sur la manière dont la presse s’autorise à rendre compte des conflits (présomption d’innocence, respect des personnes).
- Pour résoudre les difficultés qui peuvent se présenter, l’école a surtout besoin de sérénité. Ce qui ne veut pas dire que les fautes professionnelles graves doivent être étouffées ou ne doivent pas être sanctionnées quand elles existent.
- Enfin le rédacteur de la Dépêche nous assure qu’il saura corriger si besoin le discrédit porté à notre collègue. Il n’y arrivera pas parce que le mal est fait.

Un beau sujet de réflexion dans les écoles de journalisme ...

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