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Loi El KHOMRI : Licencier deviendra un jeu d’enfant

jeudi 3 mars 2016

Plafonnement du barème des indemnités prud’homales, facilitation des licenciements économiques, inversion de la hiérarchie des normes, temps de travail des apprentis mineurs assoupli, ... le concept de "flexi-sécurité" est en train de se traduire par toujours plus de flexibilité pour les salariés.

Manuel Valls et Myriam EL khomri semblent penser que le CDI est un vestige du XIXè siècle.
L’avant-projet de loi sur la réforme du travail et de l’emploi qui a « fuité » dans la presse avant son passage devant le Conseil d’Etat et sa présentation en Conseil des ministres (initialement le 9 mars, reporté au 23 mars) prévoit quasiment tous les cas de figure qui pourront être avancés par l’employeur pour licencier les salariés en CDI :
cessation d’activité, mutations technologiques, sauvegarde de la compétitivité, baisse des commandes ou du chiffre d’affaires pendant plusieurs (2 à 4) trimestres consécutifs.

Le projet de loi introduit une nouvelle barémisation obligatoire des indemnités prud’homales revues à la baisse.

Voilà des aubaines pour le MEDEF qui n’en demandait pas tant. Et pour le parti de la famille LE PEN qui compte bien récupérer les voix des futurs sacrifiés.

A l’opposé de ces projets, la FSU demande des mesures pour sécuriser les parcours professionnels afin de préparer les mutations de la net-économie.

MON ENNEMI, C’EST ...
On connaissait la fable des "fonctionnaires coupables d’avoir la garantie de l’emploi".

Le président du changement et ses ministres Valls, Macron et El Khomri viennent d’écrire celle des "salariés responsables du chômage parce que sur-protégés par le Code du Travail".

Oublié le fait que la France est le pays d’Europe dans lequel les actionnaires perçoivent le plus de dividendes (une paille avec 347 milliards versés ces sept dernières années).

Oublié le fait que l’évasion fiscale, organisée illégalement par des banques françaises, fait perdre chaque année à notre pays entre 60 et 80 milliards.

Oublié le cadeau de 41 milliards concédé au Médef en échange de la promesse de création d’un million d’emplois.

Ces assistés sur-protégés nous préparent le prochain krach boursier et la prochaine crise bancaire qu’ils nous demanderont de renflouer.
- C’est à ceux-là que le 1er ministre devrait réserver ses coups de menton.

Voir en ligne : FSU : Loi Travail : un projet inacceptable

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