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04 février 2011 - La prochaine rentrée scolaire se prépare dans les pires conditions.

vendredi 4 février 2011

Dans quelques jours l’Inspecteur d’Académie aura à choisir les postes, les classes et les écoles qu’il devra fermer pour pouvoir rendre les 17.5 emplois d’enseignants des écoles et les 15 emplois d’enseignants de collèges et de lycées.

Jamais notre département et notre académie n’ont connu pareille situation. Pour détourner l’attention, le Ministère de l’Education Nationale multiplie les annonces (rythmes scolaires, plan sciences, anglais dès 3 ans.) qui sont autant d’écrans de fumée destinés à masquer les 16 000 suppressions d’emplois infligées aux écoles, aux collèges et aux lycées.

Madame, Monsieur,

Sur les 100 emplois d’instituteurs et professeurs d’école que le ministère supprime aux départements de Midi-Pyrénées malgré 1500 élèves supplémentaires prévus pour la rentrée 2011, le Recteur de Toulouse a décidé d’en récupérer 17.5 dans le Gers. Il supprime également 2.5 emplois qui étaient consacrés à l’enseignement des langues.

Le Gers perd donc au total 20 emplois dans les écoles. Cette décision est prise du fait du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

A l’appel de plusieurs organisations syndicales, nous serons en grève jeudi 10 février 2011, car cette taxation va se traduire par de nombreuses fermetures de postes, par l’augmentation des effectifs par classe, par une nouvelle baisse de la scolarisation en maternelle, par moins d’aide dispensée aux élèves en difficulté.

A cette occasion nous rappellerons
- qu’en cinq ans, notre Académie aura subi une ponction de 155 emplois en moins pour 9000 élèves supplémentaires accueillis dans les écoles !
- qu’en dix ans, les écoles du Gers ont accueilli 1000 élèves supplémentaires, mais avec 15 emplois de moins !
- qu’en trois ans, l’Education Nationale aura perdu plus de 50.000 emplois !

Le 10 février prochain, le SNUipp appelle avec la FSU à une journée de grève et de manifestation partout en France pour l’avenir de l’école. En cause, le budget de l’Education nationale, qui, à coup de milliers de suppressions de postes, construit un projet éducatif préférant la réussite de quelques-uns à celui de la réussite de tous. Ces coups de ciseaux ne peuvent qu’accentuer le phénomène français souligné par PISA d’aggravation des inégalités sociales à l’école. Dans le primaire, ce seront 8 967 postes qui sont appelés à disparaître alors que plus de 8 000 élèves supplémentaires sont attendus à la rentrée : RASED, maternelles, remplacements, enseignants supplémentaires en éducation prioritaire, la chasse aux « gisements d’emplois » est ouverte. Et, si ça ne suffit pas, on suggère déjà d’augmenter les effectifs par classe, de fermer des classes ou de regrouper des écoles rurales. Le discours du Ministre sur l’élargissement de l’enseignement des langues vivantes aux enfants de 3 ans confine à l’absurde alors qu’à ce jour la généralisation n’est pas achevée dans l’élémentaire et que près de 800 postes seront prélevés sur les intervenants en langues vivantes. Les directeurs d’école sont également les premières victimes de ces coupes aveugles. Dans de nombreux endroits, l’aide administrative à la direction d’école n’est pas renouvelée. Le temps de décharge accordé aux directeurs pour le fonctionnement de l’école est revu à la baisse. Le budget de l’Education nationale se réduit comme peau de chagrin, mais cet âne n’est pas bien gras comme le souligne l’OCDE qui relève que l’investissement de la France dans le primaire est déjà de 15% inférieur à celui de la moyenne des pays membres de l’organisation. Le moment n’est pas venu de se démobiliser. Le SNUipp s’est engagé dans une démarche unitaire pour construire la mobilisation la plus large. Aujourd’hui, c’est l’avenir de l’Ecole de la réussite de tous qui est remis en question. Le SNUipp demande l’abandon des suppressions de postes programmé à la rentrée prochaine. L’Education nationale a besoin d’un budget porteur d’un projet de transformation de l’école. La maternelle, l’éducation prioritaire et la formation professionnelle des enseignants sont des leviers essentiels pour une meilleure réussite des élèves. Dans cette situation d’urgence, l’école ne peut attendre ! Pour nous comme pour vous, les enfants sont l’avenir : ils ont besoin d’éducation.A la rentrée de septembre 2011, ce sont 16 000 nouvelles suppressions de postes programmées dans l’éducation, dont près de 9 000 pour l’école primaire. Nous refusons cette logique de restriction, alors que même la Cour des comptes reconnaît que notre école est sous-dotée de 15 % par rapport aux pays comparables. Nous refusons que les élèves soient toujours plus nombreux dans les classes.

Comme il est vraiment impossible de faire mieux avec moins, pour scolariser quelques 83 00 élèves supplémentaires et rendre des postes, les inspecteurs d’académie vont supprimer des postes d’enseignants dédiés à l’aide aux élèves en difficulté, des postes de « maîtres supplémentaires » qui permettent de faire des petits groupes à certains moments, des postes de remplaçants, des postes permettant la scolarisation en maternelle des moins de trois ans, des possibilités de formation continue et professionnelle pour les enseignants. Cela se traduira en particulier par : une augmentation des effectifs par classe, la diminution de la prise en charge des élèves en difficulté, la quasi disparition de la scolarisation des enfants de moins de trois ans, dont près d’un tiers fréquentait l’école en 2000.

L’école a besoin d’un nouveau souffle pour améliorer la qualité des enseignements, mieux prendre en compte les élèves en difficulté, améliorer les conditions d’accueil et de vie des élèves. C’est pour demander un autre budget et d’autres choix éducatifs pour vos enfants que :

le jeudi 10 février, partout en France les enseignants de la maternelle au lycée seront en grève ;

le 19 mars parents et enseignants manifesteront ensemble.

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