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21 nov 2008 - Bilan de la grève du 20 novembre

vendredi 21 novembre 2008

La grève dans l’éducation du jeudi 20 novembre a donné lieu a une bataille de chiffres au niveau national. Dans le département, pour la première fois depuis longtemps, les syndicats de la FSU (SNES, SNEP et SNUIPP) se sont étonnés de l’écart qui existait entre leurs décomptes et celui de l’Inspection d’Académie. Cela a été particulièrement vrai dans le premier degré.

Le décompte des grévistes a des enjeux politiques, particulièrement lorsque le ministre est de plus en plus contesté par la profession. Il s’agissait pour les uns et les autres de savoir si la grève était majoritaire. Or le ministre l’avait prédit dès le matin : les syndicats ne représentant qu’eux même, la grève serait minoritaire. Et miracle, il annonce un tiers de grévistes dans la journée. Pour la FSU, la grève a bien été majoritaire, dans le premier comme dans le second degré, dans le département comme au niveau national. Nous avons compris ensuite que la méthode de comptage imposée par le ministère avait changé sans que cela soit le moins du monde annoncé ni expliqué. Jusqu’à présent les chefs d’établissements faisaient remonter le nombre de grévistes par rapport au nombre de professeurs attendus en première heure de la matinée et de l’après-midi. Maintenant, le nombre de grévistes est ramené au nombre de professeurs affectés dans l’établissement qu’ils soient ou non en activité le jour de la grève.

Exemple  : dans un collège il y a 50 professeurs. A huit heures, 40 sont normalement en cours car certains sont en stage, d’autres ont des enfants malades, d’autres encore ont une journée de travail à la maison sans cours. 25 sont grévistes. Avec l’ancien système cela donne 25/40 X 100 = 62% de grévistes. Avec le nouveau système cela donne 25/50X100 = 50% de grévistes.

En politique on appelle cela faire voter les morts. Probablement pour le ministre ne s’agit-il juste que d’une optimisation des outils statistiques. Le ministre est vraiment un as des mathématiques. Il a trouvé comment faire baisser le taux de grévistes sans en changer le nombre. La situation est d’autant plus gênante que toutes les inspections d’académies de Midi-Pyrénées ne semblent pas compter pareil. Comment expliquer sinon un taux de gréviste en lycée de 67 % dans le Gers alors qu’il n’est que de 18% dans l’Aveyron ? Jamais pareil écart n’a été constaté de mémoire de syndicaliste. Est-ce que l’Inspection d’Académie de l’Aveyron, poussée par l’air du temps, ferait du zèle ? La FSU et ses syndicats dénoncent ces tripatouillages statistiques nationaux qui sont la marque de manipulations politiques. Nous espérons que l’Inspecteur d’Académie saura nous expliquer le nouveau mode de calcul dans toutes ses finesses. Il a accepté de le faire. Dont acte.

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