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Déclaration préalable du SNUip/FSU, CAPD du 5 novembre

jeudi 5 novembre 2015

Promotions
Alors que l’augmentation des cotisations retraites d’une part, le gel du point d’indice d’autre part bloquent toute amélioration salariale globale et génèrent une perte permanente et exponentielle du revenu des enseignants, le changement d’échelon ne joue plus le rôle d’avancement dans la carrière mais permet à peine un rattrapage salarial.
- Pour le SNUipp-FSU cette situation est inadmissible.

Il ne suffit pas de décréter des recrutements massifs et de reconnaître que les professeur-es des écoles en France sont « sous-payé-es ».
Le respect que l’on porte aux personnels se mesure aussi à la façon dont on les rétribue.
Les enseignants du primaire restent toujours dans le peloton des moins bien payés des pays industrialisés (au 20e rang sur 28 dans le dernier rapport sur l’éducation de l’OCDE). Entre 2000 et 2010, les salaires de base des enseignants français en milieu de carrière ont ainsi diminué d’environ 8 % en prix constants et leur salaire moyen est de 17% inférieur à la moyenne de l’OCDE.
- Dans ce cadre, pour le SNUipp/FSU, l’alignement de l’ISAE des PE sur l’ISOE perçue par les enseignants du 2ond degré (1200€) est un acte concret et immédiat !

Nous continuons de dénoncer le caractère injuste et arbitraire du système archaïque des promotions basé sur un soi-disant « mérite ».
Le principe des quotas, la prise en compte de la note dans le calcul du barème, la fréquence variable des inspections qui, en outre, ne tiennent pas compte de la date de promouvabilité des enseignant-e-s, et les différentes vitesses de changement d’échelon génèrent de profondes inéquités dans le traitement des personnels, et sont vécues comme telles par les enseignant-es.
Pour nous, la justice la plus élémentaire voudrait que l’avancement (de chacun-e) puisse se faire au meilleur rythme pour tous, ce que nous continuons de revendiquer depuis la création de notre syndicat : - Mise en place d’une nouvelle grille indiciaire comportant une classe unique avec un indice terminal de 783, soit l’échelon le plus élevé de la hors classe, au sein de laquelle les promotions se feraient automatiquement dès que l’ancienneté requise dans l’échelon serait atteinte. - Modification des modalités de l’inspection qui ne doit plus constituer une épreuve infantilisante, culpabilisante et au final, souvent contre-productive non seulement pour les enseignants mais aussi pour l’Éducation Nationale. - Disparition de la note du barème.
Dès à présent, nous demandons que cette note soit minorée et affectée d’un coefficient de « 0,5 » au lieu de 1.

Formation Continue
Même si après une année d’absence totale de stages de formation continue à candidature individuelle, il peut être apprécié le retour de propositions de formations, le volume et la diversité de stages qui sont proposés aux collègues n’est pas à la hauteur des attentes. Le nombre de stages à public désigné, le faible nombre de brigades stages sont autant de paramètres restrictifs.
C’est regrettable, car les enseignants que nous rencontrons nous disent tous combien ils sont en attente de propositions de formation continue en présentiel. Ils ont besoin de se retrouver physiquement entre pairs, dans des situations réelles de confrontation de leurs pédagogies et de leurs pratiques. Ils ne trouvent pas ces conditions de réflexion et d’apprentissage sur le métier dans le système distant qu’est MAGISTERE.

Dans le même temps, alors que les conditions d’enseignement sont difficiles pour de nombreux-ses collègues, l’impossibilité de prendre ce recul et de se former à d’autres modalités de travail contribue à entretenir la souffrance au travail qui se généralise, dans l’Education comme ailleurs.
Désormais, la formation continue se résume donc aux 18 heures d’animation pédagogique. Qui plus est, la moitié de ce temps de formation a lieu en distanciel.
Alors que la Formation Continue est une des priorités annoncées par le Ministère, force est de constater qu’à ce niveau, la régression est donc massive.

La vraie refondation de l’école, ce doit être celle de la formation continue.
- C’est la ligne adoptée par tous les pays qui ont réformé avec succès leur système éducatif.
- C’est cette voie que notre pays doit absolument emprunter au plus vite. Sinon, rien ne bougera et on demandera encore aux enseignants de tout porter sur leurs épaules et de se débrouiller tout seul avec le risque de créer du découragement. La formation continue, c’est ce qui permet aux enseignants de réactualiser leurs connaissances sur les apprentissages des élèves, de faire évoluer les pratiques professionnelles, de travailler autrement. 
Pour la Formation continue, il y a urgence.
- Et pour le SNUipp/FSU du Gers, cela passe par l’augmentation du nombre de remplaçants formation dès la prochaine carte scolaire.

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