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Déclaration préalable de la FSU du Gers, CDEN du 2 octobre 2015

vendredi 2 octobre 2015

Plus que jamais la Fonction publique, pilier des services publics, a besoin d’être confortée dans des discours et des actes qui ne peuvent plus attendre.

Les propos provocateurs du Ministre de l’Économie sur le statut des fonctionnaires sont donc pour le moins « inadéquats »

Loin d’être la caricature décrite par le Ministre,
- faut-il rappeler que si le statut donne des droits aux fonctionnaires, il leur crée en même temps des obligations, offrant ainsi des garanties aux usagers, notamment en matière de neutralité, d’impartialité, de laïcité, de continuité du service ou encore d’égalité d’accès ?
- Faut-il aussi rappeler que si le statut protège effectivement les fonctionnaires, c’est bien pour leur permettre de remplir leurs missions de manière impartiale et sans subir les pressions d’intérêts privés ou d’individus ?
En cela, il protège les citoyens des dérives et passe-droits divers. Imaginons dans quel état serait l’Ecole publique sans un statut protecteur pour les enseignants.

La conception particulière qu’a le 1er Ministre du dialogue social est elle aussi pour le moins "inadéquate".
En imposant l’application du Protocole Parcours Carrières et Rémunérations, il crée un précédent qui remet en cause les règles de l’accord majoritaire établies par les accords de Bercy.
Malgré les insuffisances de ce protocole, la FSU a fait le choix d’y apposer sa signature mais pour autant, la fin ne justifie pas les moyens. La FSU considère que le principe de l’accord majoritaire doit rester la règle dans les négociations Fonction publique.
- Ce passage en force ne grandit pas le gouvernement.

La FSU demande donc au gouvernement de clarifier ses intentions quant à son projet pour la Fonction publique et ses agents.
- Dans ces conditions, la FSU appelle à poursuivre les mobilisations engagées notamment avec la votation Fonction publique et la journée unitaire interprofessionnelle du 8 octobre.

Concernant la rentrée 2015 :
Dans le second degré, elle s’est traduite, une fois encore, par des classes surchargées, des remplaçants affectés tardivement, souvent sur plusieurs établissements.
La réforme des collèges, rejetée au Conseil Supérieur de l’Éducation par des organisations syndicales représentant plus de 80 % des enseignants du second degré en avril 2015 a donné lieu à une grève le 17 septembre dernier. La grève nationale et majoritaire du 19 mai a donné lieu à un passage en force à l’occasion de la publication du décret et de l’arrêté de ce texte si contesté.
Après une telle provocation, cette réforme était bien mal engagée. Et les éléments de langage de notre ministre n’y changeront rien.

Cette réforme s’appuie sur le Conseil Pédagogique dont les membres sont désignés par le chef d’établissement ce qui donne une idée de ce qu’on désigne par « autonomie des établissements ».
Nous dénonçons ce mode de fonctionnement, basé sur un management qui va diviser les équipes pédagogiques, instaurer de la concurrence entre les enseignements, des inégalités sur le territoire au détriment des élèves, générer une complexité organisationnelle. On est loin de la simplification voulue par le Président Hollande.
Aujourd’hui nul ne peut dire comment se passera la rentrée 2016. Penser qu’une réforme peut être efficace sans remporter l’adhésion de ceux qui seront chargés de la mise en application est une erreur surtout quand elle repose sur le volontariat. La colère monte quand les collègues découvrent les implications de la réforme sur l’organisation des collèges.

Dans le 1er degré, si la rentrée a pu sembler se dérouler correctement, elle cache des situations difficiles.
La FSU salue la posture honnête de la DASEN qui, contrairement à ses prédécesseurs, a procédé aux ouvertures de rentrée avec les moyens dont elle disposait et non avec des surnombres.
De ce fait, la réalité du manque de moyens pour le département s’est imposée : il n’a pas été possible de faire la dizaine d’ouverture nécessaire au bon fonctionnement du service public d’éducation :
- dans les classes, comme Duran, Preignan, Frégouville, Gimont, Condom mat et d’autres,
- mais aussi dans les établissements spécialisés Pauilhac, Le Houga, Roquetaillade.
- le problème du remplacement n’est pas résolu. L’intégration des 10 enseignants d’autres départements apporte une bouffée d’air en ce début d’année. Mais très vite les problèmes vont ressurgir.
Car au-delà des périodes d’épidémies attendues, Rased et Formation Continue sont aussi affectés par les moyens limités du département.
- Les RASED ne seront toujours pas reconstruits cette année, et deux postes ferment faute de candidats formés pour ces missions : un seul départ en formation longue a en effet été possible, ce n’est pas suffisant.
- Le nombre de remplaçants reste insuffisant, notamment pour permettre une véritable formation continue, ce qui aurait été essentiel alors que les collègues de maternelle mettent en œuvre de nouveaux programmes dès cette année et que les programmes des cycles 2 et 3 s’appliqueront l’année prochaine.

La FSU redit ici que le protocole sur la carte scolaire pluriannuelle ne résoudra pas tout.
Le Gers est un département rural et à ce titre les spécificités de son école doivent être prises en compte.

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