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Carte scolaire pluriannuelle, 2015-2018

vendredi 30 janvier 2015

Mercredi 21 janvier était réuni le groupe de travail chargé d’établir une carte solaire pluriannuelle à partir d’un protocole signé début décembre entre la rectrice, le précédent DASEN, l’association des maires et le conseil général.

Y siègent, outre la DASEN, le vice-président (UDI) de l’association des maires du Gers, deux conseillers généraux (PS), les représentant-es des personnels. Le Lot (majorité PRG) est le seul département rural de l’académie toulousaine à avoir pour l’instant refusé de contractualiser avec la rectrice.

Quel constat établit le protocole gersois ?
Le Gers est un département rural, l’école en milieu rural est organisée en RPI et en petites structures, il manque dans le département des postes hors la classe (remplaçants, accompagnement pédagogique…), ceux-ci ayant été fermés au gré des cartes scolaires passées.
Ce constat établi, le protocole fixe comme objectif de réorganiser le tissu scolaire et de mettre en place des dispositifs et des accompagnements pédagogiques (accueil des enfants de moins de 3 ans, plus de maîtres que de classes, numérique, …).

Le SNUipp-FSU32 n’a pas été associé à l’écriture du protocole. Il soutient les mesures qui visent à moderniser les écoles publiques, notamment celles qu’il a rendu publiques en novembre dans son bulletin et qui sont intégrées dans le protocole.
- Pour le syndicat, le constat fait état de vérités mais n’en demeure pas moins orienté. Le protocole s’inscrit dans un cadre budgétaire contraint que ses rédacteurs semblent accepter, et fait porter aux RPI la responsabilité des difficultés de gestion. A demi mot il reproche au Gers d’être un département rural.

Le SNUipp/FSU rappelle que ce sont les contraintes budgétaires qui ont conduit les Inspecteurs d’Académie à sacrifier les RASED et les postes de remplaçants.
- Pour le SNUipp/FSU, on ne peut faire porter la responsabilité des difficultés de gestion actuelles à l’école rurale.

Quels sont les objectifs visés ?
"Concentrer, réduire, fusionner" sont des maîtres-mots énoncés dans les objectifs.
Ce que confirme la rectrice qui a annoncé aux représentants des personnels qu’elle conditionne la dotation des postes (+ 3 en 2015, 0 les 2 années suivantes) à une diminution du nombre des écoles.
Elle précise que le Gers n’obtiendra plus aucun moyen supplémentaire jusqu’en 2018, quels que soient les effectifs scolarisés, voire que des postes pourront être supprimés si les fermetures d’écoles lui paraissent insuffisantes.
- Pour le SNUipp/FSU32, cette méthode qui s’apparente à un chantage, n’est pas acceptable.

Quelle est la volonté du SNUipp-FSU32 ?
Le SNUipp-FSU veut s’inscrire dans une démarche positive et constructive. Ses propositions pour l’école rurale sont publiques. Il demande que d’autres organisations (politiques, associatives, syndicales) fassent l’effort de publier les leurs.
Il considère que le département est un corps vivant, ce qui rend parfois nécessaire de réorganiser les écoles et les RPI, dans la négociation avec les élus, les parents, les représentants des personnels.
Le SNUipp-FSU32 rappelle que moderniser l’école publique ou améliorer l’accueil et le fonctionnement nécessiteront bien plus que les trois postes octroyés pour la rentrée 2015, dotation qu’il faut comparer aux 50 taxations que le département a subies en 5 ans.
Pour le SNUipp-FSU32, toute réorganisation du tissu scolaire ne peut être décidée sans en mesurer préalablement les impacts sur la vie des élèves, l’organisation pédagogique, les locaux.
- Pour le syndicat, l’Etat ne peut être absent des investissements à réaliser, tant sur les moyens propres à l’EN que sur les budgets à mobiliser.

Lire le protocole :

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