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Déclaration préalable du SNUipp/FSU, CAPD promotions du 13/11/14

jeudi 13 novembre 2014

Selon l’OCDE, les enseignants français travaillent plus et sont moins bien payés que leurs homologues des pays de l’OCDE.
La Ministre elle-même reconnaît que les professeurs des écoles en France sont « sous-payés ».
Pour le SNUipp/FSU, il faut des actes immédiats, concrets : l’alignement de l’ISAE des PE (400€ brut) sur l’ISOE perçue par les enseignants du 2ond degré (1200€) en est un !

Nous aurions pu reprendre telles quelles nos déclarations des 4 dernières années tant la situation a peu évolué.

Le constat est amer et sans concession :
les enseignants français travaillent plus et sont moins bien payés que leurs homologues des pays de l’OCDE.
La parution annuelle de « Regards sur l’Éducation », rendue publique le 9 septembre par l’organisation, démontre ainsi que le salaire moyen d’un professeur des écoles français est de 17% inférieur à la moyenne de l’OCDE. _Et alors qu’un enseignant d’élémentaire français gagne en moyenne 31 000€ par an, son homologue néerlandais perçoit 43 000€ et son collègue allemand 52 000€ !
- Des écarts de salaires qui ne trouvent même pas de justification dans le temps de travail puisque les enseignants français du 1er degré effectuent en moyenne 924 heures annuelles devant élèves contre une moyenne de 782 heures dans l’OCDE.

Un enseignant français débute actuellement sa carrière avec un traitement brut représentant 1,2 fois le SMIC (contre plus de 1,6 fois en 1990) alors que dans le même temps le niveau de qualification demandé a été accru.
Qui plus est, le gouvernement est revenu sur les revalorisations de début de carrière en rétablissant pour les stagiaires 2014 une entrée dans le métier à l’échelon 1 au lieu de 3, soit une perte de 400 euros brut mensuels.

Le tableau est donc sombre.
C’est, n’en doutons pas, un des facteurs explicatifs de la crise actuelle du recrutement. Il ne suffit pas de décréter des recrutements massifs. Il ne suffit pas que la Ministre elle-même reconnaisse que les professeurs des écoles en France sont « sous-payés ».
- Il faut des actes immédiats, concrets : l’alignement de l’ISAE des PE (400€ brut) sur l’ISOE perçue par les enseignants du 2ond degré (1200€) en est un !

Cela contribuerait à combler les écarts au sein même de notre système. Car ces inégalités,citées plus haut, se retrouvent en France entre le 1er et le 2nd degré.
Alors que les enseignants sont recrutés au même niveau de qualification, les enseignants du 2nd degré perçoivent, après 15 ans d’exercice, près de 29 000€ par an contre un peu plus de 26 000€ pour les professeurs des écoles. Un écart évalué à environ 360€ par mois !
C’est d’autant plus inéquitable que les professeurs des écoles français effectuent 30% d’heures de cours en plus que leurs collègues du 2nd degré.

Alors répétons encore dans cette instance que le seul moyen pour un enseignant de voir augmenter son salaire passe désormais par une promotion.
Et dénonçons encore le caractère injuste et arbitraire de ce système, qui témoigne surtout de l’attachement de l’administration à la notion de mérite.
Système injuste car, outre le caractère si subjectif de la note, il est entaché de problèmes récurrents :
- harmonisation des notes,
- fréquence des inspections,
- goulet d’étranglement à certains échelons qui retarde l’avancement des plus jeunes et empêche certains enseignants d’atteindre le 11ème échelon en fin de carrière.

Le SNUipp/FSU se prononce donc pour l’arrêt du gel du point d’indice, pour la suppression de la note dans les promotions, pour un avancement de tous au rythme le plus rapide, au même titre que d’autres corps comme les professeurs hors classe et les Inspecteurs de l’Education Nationale.
Nous revendiquons aussi une revalorisation indiciaire pour tous les enseignants, et la possibilité pour tous d’atteindre l’indice 783.

Tout comme il l’a fait pour obtenir la suppression du jour de carence en 2013, le SNUipp/FSU se mobilisera avec les collègues pour la nécessaire revalorisation salariale du métier.
- Le gouvernement doit agir sans atttendre !

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