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Déclaration préalable de la FSU, CTSD du 8 avril 2014

mardi 8 avril 2014

Le Gers a-t-il jamais connu la priorité au primaire proclamée un temps par le Président de la République ?

Certes, la dotation de l’Académie de Toulouse est bien de 150 postes, mais de l’aveu même de l’administration, elle ne suffit pas à absorber l’évolution démographique particulièrement forte dans l’agglomération toulousaine, et dans une moindre mesure dans le Tarn et le Tarn et Garonne.

Les services de l’Education Nationale ont donc eu recours à une recette bien éprouvée : utiliser les territoires ruraux comme réservoirs de postes.

Et si les mobilisations des personnels et des parents ont d’ores et déjà permis d’obtenir 4 postes, faisant passer la taxation de –7 à -3 ! Cela reste clairement insuffisant….

Avec une telle taxation, il va de soi que les écoles du Gers demandant une ouverture et celles redoutant une fermeture, ont tout à craindre. De même, celles qui espéraient que les Rased redeviennent de vrais Rased au service des enfants et des enseignants, n’ont rien à attendre. Les dispositifs "Plus de maîtres que de classes" et "Scolarisation des tout-petits" sont à oublier, de même que l’espoir de départs en formations spécialisées. Les remplacements et la Formation Continue vont poursuivre leur lente dégradation.

Concrètement, quels que soient les choix que vous opèrerez aujourd’hui, Monsieur l’Inspecteur d’Académie :
- des postes fermeront et feront mathématiquement augmenter les effectifs dans les autres classes,
- des besoins d’ouverture ne pourront être satisfaits,
- les nouvelles mesures de décharges de direction vont être bien difficiles à mettre en place,
- les missions d’accompagnement des enseignants en EPS, langues vivantes, sciences ne pourront être assurées,
- l’enseignement spécialisé sera encore une fois oublié,
- les RASED ne pourront être reconstruits et remplir leur mission de manière satisfaisante,
- la formation continue, déjà insuffisante, est menacée, sans parler des départs en stage long
- la situation des remplacements se dégradera encore,

Au final, c’est tout le service public d’éducation de notre département rural qui va payer les pots cassés.

Et les départements ruraux sont aussi les plus pauvres. Il faut que les Ministres cessent de les considérer comme des réservoirs de postes. Pour réparer cette injustice, nous réclamons une rallonge budgétaire qui doit permettre au Gers de récupérer les 50 emplois qui lui font défaut aujourd’hui.

La question du budget consacré à l’Ecole reste donc inévitablement posée.
Seule une rallonge budgétaire pour le Gers permettra d’assurer une rentrée 2014 décente, c’est le sens des mobilisations actuelles des personnels, des parents et des élus.

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