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Gel de l’avancement, où en est-on ?

dimanche 16 février 2014

Entre le gel du point d’indice, les hausses de retenue pour pension et les mesures qui sont démenties mais envisagées quand même, la revalorisation des salaires reste donc un vœu pieu.

Une manière de gouverner semble être depuis quelques années de lancer des ballons d’essai. La gouvernance Sarkozy avait lancé la mode. La méthode ayant fait ses preuves, le gouvernement actuel continue à l’utiliser. _ On lance une rumeur, elle est plus ou moins démentie. Suivant les réactions, on finit par confirmer que c’est une piste envisagée.

Dernière exemple en date  :
le gel des avancements dans la fonction publique : ce scénario aurait été avancé par le ministre Vincent Peillon. Ce dernier dément formellement.

Ce qui est sûr, c’est que l’exécutif s’est engagé à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros d’ici 2017.

Mercredi 12 février, on apprenait que Bruno Le Roux, le président du groupe PS à l’assemblée, répondait aux journalistes qui l’interrogeaient sur cette question :
"Je sais que c’est sur la table. Je sais que Bernard Cazeneuve aujourd’hui envisage ces mesures, pour ensuite nous faire la proposition, au Premier ministre, au président de la République et à la majorité (...)". Et de rajouter qu’il faudrait être attentif aux catégories les plus modestes, à savoir les fonctionnaires de catégorie C.

Les nantis que nous sommes, fonctionnaires de catégorie A, devront donc peut-être faire un effort. Un de plus, après le gel du point d’indice et la réforme des retraites.

Si la méthode de communication n’est pas nouvelle, le projet ne l’est pas franchement non plus.
Rappelez-vous, le projet de réforme de la notation du précédent gouvernement prévoyait aussi le gel des avancements et l’allongement du temps de passage d’un échelon à un autre.
A l’époque, les enseignants s’étaient mobilisés et le gouvernement Hollande à peine en place avait retiré ce projet. Mais les temps ont apparemment changé…

Concrètement, quelles répercussions cela aurait-il sur les carrières ? Actuellement, il existe deux manières de voir son traitement augmenter :

- l’augmentation du point d’indice, qui rappelons-le, est gelé depuis 2010.
- il ne reste donc que le changement d’échelon, qui peut se faire au grand choix, au choix ou à l’ancienneté. La note d’inspection intervient dans ce processus, car les barèmes la prennent en compte.
Le Snuipp/FSU demande que tout le monde accède à l’échelon supérieur à la même vitesse, mais la plus rapide ! Demain, ce pourrait bien être un nivellement par le bas qui serait appliqué : tout le monde avancerait à l’ancienneté.

Entre le gel du point d’indice, les hausses de retenue pour pension et les mesures qui sont démenties mais envisagées quand même, la revalorisation des salaires reste donc un vœu pieu.

Vous l’aurez compris, le virage politique assumé par François Hollande n’épargnera pas l’éducation et Vincent Peillon s’y est visiblement résolu.
Oubliés les engagements de campagne, la sanctuarisation des moyens pour l’Ecole ?
Il semblerait bien que tout cela pourrait bien être sacrifié sur l’autel de la compétitivité des entreprises…

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