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Expulsion de Leonarda : une solution non conforme aux droits de l’enfant

dimanche 20 octobre 2013

Annoncer que Leonarda peut revenir, « si elle en fait la demande », finir sa scolarité en France mais « seule » revient à fermer une porte à peine ouverte ! Cette proposition est en contradiction avec les textes internationaux et les droits de l’enfant notamment sur le regroupement familial.

Si le Président de la République reconnaît que l’expulsion de Leonarda n’aurait pas dû se passer ainsi, en ne lui permettant pas dans les faits de revenir en France, il ne tire pas les conséquences de cette reconduction à la frontière et ne répond pas aux revendications qui s’expriment depuis plusieurs jours.

Annoncer que Leonarda peut revenir, « si elle en fait la demande », finir sa scolarité en France mais « seule » revient à fermer une porte à peine ouverte ! Cette proposition est en contradiction avec les textes internationaux et les droits de l’enfant notamment sur le regroupement familial.

Quel enfant peut assumer, à 15 ans, une scolarité ainsi coupée de sa famille ? Et que deviennent les autres enfants de la famille qui étaient scolarisés à l’école élémentaire ?

La seule réponse aux questions soulevées par la FSU est l’engagement d’une nouvelle règlementation interdisant les interpellations dans le cadre scolaire.

La FSU demande que cette réglementation prenne effet immédiatement. Car la situation de Leonarda, n’est malheureusement pas isolée.
D’autres lycéens et étudiants étrangers voient leurs études hypothéquées par le risque d’une reconduite à la frontière résultant de textes législatives établis par les gouvernements précédents.

La FSU demande également au gouvernement d’ouvrir des discussions sur les conditions de régularisation et particulièrement pour faire de la scolarité des enfants un critère déterminant de régularisation.

Cette situation montre une fois encore que la question des « sans papier » doit être rouverte car le cadre juridique n’est pas satisfaisant.

Le Président et le gouvernement ne doivent pas se réfugier derrière ce cadre juridique pour refuser de le changer et faire fi des valeurs et principes de la démocratie.
FSU 19 octobre 2013

Expulsion indigne de Leonarda : respecter le droit à l’éducation

Alors que l’arrestation pendant les heures de cours puis l’expulsion de la jeune Leonarda soulèvent l’émotion et l’indignation générale, la FSU adresse une lettre ouverte au 1er ministre, lui demandant que le droit à l’éducation pour toutes et tous soit respecté en France.

La FSU partage l’émotion et l’indignation générales face à l’expulsion de la jeune Leonarda et aux conditions de son interpellation.
Elle constate que celle-ci intervient à la suite d’autres expulsions et notamment celle d’un élève d’un lycée professionnel parisien, Katchik pour lequel manifestent des centaines de lycéens à Paris.

Ces affaires, au delà des circonstances et de l’émotion qu’elles provoquent, posent en fait la question du respect du droit à l’éducation, reconnu par des textes internationaux dont la France est signataire.
- En effet l’effectivité de ce droit est remise en cause si l’école devient un lieu où l’on doit sans cesse craindre l’expulsion ou si les familles en situation irrégulière ont peur de conduire leurs enfants à l’école.
- Elle l’est également si l’on expulse ou déplace des élèves en cours de scolarité sans se préoccuper de la rupture que provoque une telle expulsion.
17 octobre 2013

A consulter :

- Le courrier de Bernadette Groison, Secrétaire Générale de la FSU à Jean-Marc Ayrault

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