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Déclaration préliminaire de la FSU, CTSD du 14 février 2013

jeudi 14 février 2013

L’Education, redevenue priorité nationale, création de 60 000 postes sur 5 ans, loi d’orientation… la FSU se félicite de ce nouveau cap.
Mais, si le cap est fixé, le changement est concrètement attendu sur le terrain. Et une loi ne fait pas tout...

L’Education, redevenue priorité nationale, création de 60 000 postes sur 5 ans, loi d’orientation… la FSU se félicite de ce nouveau cap.

"Rebâtir une école à la fois juste pour tous et exigeante pour chacun." Le principe de cette nouvelle loi donne le « la ». La musique des inégalités résonne depuis trop longtemps. Si notre école connaît de belles réussites, elle butte contre ce noyau dur de l’échec scolaire et ce malgré l’engagement des enseignants. 
Les objectifs affichés vont donc dans le bon sens : diviser par deux le nombre de sorties sans diplôme et réduire à moins de 10 % l’écart de maîtrise des compétences en fin de CM2 entre les élèves de l’éducation prioritaire et les autres.

De fait, le SNUipp-FSU se félicite d’une priorité au primaire, clairement affirmée afin de parvenir enfin à tordre le cou aux déterminismes sociaux des parcours scolaires qui se dessinent dès les premières années.
Maternelle, scolarisation des moins de trois ans, plus de maîtres que de classes sont présentés comme des leviers qui restent à actionner. De plus, la création des écoles supérieures professionnelles de l’éducation (ESPE) constitue un autre levier pour la reconstruction d’une véritable formation professionnelle qui devra être fortement précisée.

Mais, si le cap est fixé, le changement est concrètement attendu sur le terrain. Et une loi ne fait pas tout.
- En décidant de focaliser le débat sur une réforme des rythmes scolaires qui se résume aujourd’hui au passage à 4,5 jours, le ministre a soulevé plus de flou et de déception qu’il n’a apporté de réponses concrètes aux attentes professionnelles et personnelles des enseignants des écoles.
Or, le changement du nombre de journées travaillées ne peut à lui seul être gage de réussite des élèves si on n’interroge pas en même temps l’ensemble du calendrier, les contenus et les méthodes, si on ne traite pas les inégalités sociales, culturelles et territoriales, si l’on néglige les conditions de travail des personnels et si l’on ne définit pas ce que doit être le rôle respectif du scolaire et du péri scolaire.
Etablir de nouveaux rythmes avant même de redéfinir les programmes par exemple, c’est prendre le problème à l’envers. Les élèves ont besoin avant tout d’apprendre et de grandir dans de bonnes conditions matérielles et pédagogiques avec des enseignants confiants, dans un milieu de travail épanouissant. Pour cela, de vrais changements sont nécessaires : une baisse des effectifs, des programmes adaptés, de nouvelles évaluations, des RASED réhabilités, le retour à de vrais temps de formation continue...
- En décidant qu’il y aurait 0 poste dans le Gers pour 48 élèves supplémentaires, le Recteur entérine de fait la perte des 37,5 emplois supprimés en deux ans et ne tient pas compte des besoins de notre département. La rentrée 2013 se présente donc très mal pour le Gers : Comment répondre aux 14 besoins d’ouvertures de classes, au besoin de 20 postes de remplaçants, au besoin de 23 postes de RASED
- Pour une réelle priorité au primaire, le Gers doit bénéficier d’une dotation spécifique immédiate de 50 postes.

La FSU porte le projet de faire réussir tous les élèves. Et force est de constater que, remisé au second plan, le projet de loi d’orientation et de programmation reste au milieu du gué.
La FSU continuera d’agir pour que la loi et les textes d’application répondent à l’exigence d’une vraie ambition pour l’Ecole, dans la confiance et la concertation.

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