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Compte-rendu Audience DASEN

dimanche 4 novembre 2012

audience du 25 septembre 2012

1-Relation avec les élus

- La rentrée à l’école maternelle de Berdoues : plus jamais ça !
Elle a été gravement perturbée par la présence démesurée d’élus, en particulier d’un élu national, qui ont investi l’école pendant une grande partie de la matinée. Discours sous le préau, séances photos dans la cour, en classe, poses diverses, interviews de la presse régionale, rien n’a manqué… Sauf la sérénité d’une rentrée pour des enfants qui ne savaient à quel saint se vouer entre, un remplaçant envoyé en renfort, les bras de leurs parents , les jeux dans l’école ou dans la cour pour les plus hardis, ou la maîtresse sollicitée de toutes parts par élus , journalistes et photographes (Il faut dire que l’administration lui avait demandé de représenter « l’Etat » et d’accueillir au mieux élus et presse). Bref, une belle instrumentalisation de l’Ecole.
Tout autre élu, tout autre parti politique aurait été accusé d’utiliser les enfants à des fins privées, voire de prise en otage des écoliers. La meilleure façon de montrer qu’on soutient depuis toujours l’Ecole Publique est de commencer par les équiper correctement et d’y scolariser ses propres enfants.
Nous sommes sans a-priori sur les élus en général qui en grande majorité respectent l’école, les enseignants, les missions de l’éducation nationale, et qui agissent sans arrière- pensées. Mais nous savons aussi que certains d’entre eux s’y intéressent de près pour des intérêts personnels.
Le DASEN pense que l’école est devenue un élément de communication pour certains élus. Il propose de sensibiliser les directeurs à ce problème lors des stages de formation.
Le SNUipp-FSU demande que les IEN soient eux-mêmes sensibilisés car nous constatons que lorsque la relation élus-école est abordée en formation de directeur , le discours de certains IEN tend à l’inverse à demander leur soumission à la volonté des élus. Il faut au contraire montrer clairement à ces derniers les limites de leur cadre d’intervention.

2- Communautés de communes

De plus en plus de Communautés de Communes envisagent de prendre la compétence école. Or, elles ne sont pas informées, ni n’ont l’expérience du fonctionnement des écoles, de leurs contraintes. L’école n’a pas besoin d’élus techniciens ou gestionnaires , mais avant tout de vrais partenaires qui ne soient pas des donneurs d’ordre éloignés des réalités.

3- Affectation des personnels

Nous avons demandé au DASEN d’exprimer sa position sur les changements d’affectation s’étant déroulés en dehors des instances réglementaires et sans que les élus du personnel en soient informés (cf. Actualités-32). La clarté et l’équité nécessitent que les mêmes règles s’appliquent à tous.
Le DASEN n’était pas au courant de tels changements et affirme partager notre point de vue.

4- Stage Enseigner en CLIS

Les participants au stage ont eu la surprise de trouver parmi eux un enseignant d’école privée.
Pour le DASEN cela n’est pas anormal, la présence de cette personne n’a empêché aucun enseignant du public de participer, et cela n’engendre aucun frais supplémentaire. Le privé participe du service public.
Le SNUipp-FSU met le DASEN en garde : le principe de laïcité a longtemps fait l’objet d’une conception partagée par les enseignants et tous les échelons de la hiérarchie. Aujourd’hui, les barrières tombent, les convictions se diluent. : il faut rester vigilant. Le principe de laïcité peut-il s’accommoder avec la prise en charge de formation d’enseignants de l’école confessionnelle ? En France, c’est à l’employeur qu’incombe la formation, ici au diocèse ! Le SNUipp-FSU soutiendra les collègues qui refuseront de participer à ces réunions. L’administration aura à assumer ses choix.

5-Réorganisation des circonscriptions

Le DASEN a souhaité avoir un interlocuteur intermédiaire dans son équipe d’IEN . Il a donc chargé M Marbot, l’IEN d’Auch Centre, d’une mission de coordination des IEN, et le décharge d’autre part de sa mission d’inspection des enseignants de sa circonscription. Gageons qu’il aura ainsi le temps de finir les rapports d’inspection de l’année écoulée.
Pour le SNUipp-FSU cette nouvelle organisation devra rapidement faire la preuve de son utilité et de son efficacité. Nous ne sommes pas convaincus de la nécessité de cette réorganisation.

6-Protection Maternelle et Infantile

Elle dépend du Conseil Général et effectue le bilan de santé des élèves de petite section des écoles maternelles. Or, la moitié d’entre eux n’a pas eu droit à cette visite l’an dernier : sur les 5 médecins de circonscription que compte la PMI, 3 ont été absents pendant au moins 6 mois et n’ont pas été remplacés. Cette année encore, il n’y aura que 4 médecins et pas tous à temps plein. La PMI du Gers souffre de manière chronique d’un manque de moyens humains. Nous constatons que les élus responsables, si prompts à utiliser l’Ecole pour leur communication, feraient mieux de remplir leur devoir en la matière.

7- Santé Scolaire :

Nous sommes passés de 4 secteurs il n’y a pas si longtemps à 3 aujourd’hui. Et l’un d’eux n’est même pas pourvu, faute de candidats ! _Pas étonnant : le Rectorat ne propose qu’un poste de vacataire sous – payé. Dans les mêmes conditions, le Recteur n’arrivait pas, l’année dernière, à recruter un seul médecin de prévention pour l’Académie, avant de se raviser et de proposer une grille de salaire décente. Les candidatures alors n’ont pas manquées. Pour recruter un médecin de santé scolaire, il suffit peut-être simplement de lui offrir un salaire convenable.
Cette situation explique que la médecine scolaire, débordée, se déplace de moins en moins pour l’établissement des PAI, voire n’en fasse plus pour les cas jugés les moins urgents.

8- Remplacements

Voici la situation aujourd’hui : 80 remplaçants en 2007, 60 à la rentrée 2012. 4 remplaçants sur 5 sur des congés longs ou eux-mêmes indisponibles. Il reste actuellement 10 remplaçants pour l’ensemble du département et ses 800 postes, et cela malgré la présence des surnombres, bloqués eux-aussi.
Déjà, un certain nombre de congés maladies ne sont pas remplacés. Quant aux directeurs de 1 à 3 classes qui attendent leurs 2 jours de décharge, inutile d’en parler.
Le DASEN dit hériter de cette situation laissée par ses prédécesseurs. Il espère que la future dotation en postes sera suffisante pour lui permettre d’ouvrir des postes de remplaçant.
Pour le SNUipp-FSU on est en droit d’être inquiet : ce ne sont pas moins de 20 surnombres qui ont permis de colmater les brèches cette année, et il ne devrait plus y en avoir l’année prochaine. On touchera alors à la cruelle vérité des remplacements dans le Gers.

Betty Jean Dit Teyssier, Joël Rambeau, Philippe Dubrana

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