Retour accueil

Vous êtes actuellement : METIER 


Le retour des coups bas

Le Figaro, la Cour des Comptes et la réalité

jeudi 24 mars 2005

La publication par le Figaro d’un rapport prétendument confidentiel de la Cour des Comptes sur la gestion des enseignants rappelle les procédés qu’employait en son temps Claude Allègre. A son tour, M. Fillon tente ainsi de discréditer les actions dans l’Education Nationale. C’est peu glorieux.

Que font les milliers d’enseignants qui ne seraient pas installés en classe devant leurs élèves ?

Pour le savoir, il suffit simplement de lire le rapport "confidentiel" :
- 21.000 enseignants hors du système éducatif dit la Cour. Ce sont 9.000 enseignants "en disponibilité" et 12.000 "détachés", travaillant pour les collectivités territoriales, la Culture ou l’Enseignement à l’étranger. Aucun n’est payé par l’Éducation nationale.
- 26.500 sont, d’après la Cour, hors secondaire ou hors ministère. Ils exercent en IUFM, ils font de la formation pour adultes ou ils enseignent en prison.
- 18.000, dit encore la Cour, exercent des activités pédagogiques mais hors présence dans une classe, 32.000 sont dits "sans classe ni activité pédagogique".

Sur ces 50.000 enseignants (18.000 plus 32.000), ils ne sont que 1.700 totalement inoccupés car malades et incapables d’enseigner (1.000 en traitement et 700 en réadaptation) tandis que 1.400 sont en mi-temps thérapeutique.

Il y a également 2.400 enseignants en "surnombre", titulaires d’une discipline déficitaire en élèves comme l’allemand ou la techno. 1.900 sont en formation pour enseigner dans une discipline connexe tandis que 500 sont déjà réaffectés.

Il y a aussi 9.500 remplaçants dits "inoccupés" par la Cour, ils sont occupés à 80% en fonction des besoins.

- On trouve encore 3.350 enseignants exerçant comme conseillers pédagogiques, 650 travaillant au Cned (enseignement à distance), 3.100 affectés à des fonctions administratives.

Restent enfin les enseignants bénéficiant d’une "décharge" ou "mis à disposition". Ces derniers (1.400) sont payés par l’Education nationale mais travaillent ailleurs, dans des institutions parascolaires ou associatives comme la Ligue de l’enseignement, à la Cité des sciences, à l’Institut du monde arabe ou dans les directions régionales d’action artistique (Drac).

Quant aux "décharges", c’est à dire les dispenses complètes ou partielles de cours, elles concernent 7.050 directeurs d’écoles et 6.200 professeurs d’éducation physique dont une partie du temps statutaire est consacré à l’animation sportive.

Il y a aussi 1.400 décharges syndicales qui sont de droit.

Il y a enfin 7.800 décharges, dites statutaires (une heure de cours en moins accordée aux enseignants des classes d’examen) et 4.000 décharges non statutaires (accordées par exemple pour soutien scolaire).

Joël RAMBEAU

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

SNUipp 32 - Chemin de Réthourie 32000 Auch (plan d’accès) - tél : 05 62 05 42 51 - fax : 05 62 05 65 78 - courriel : snu32@snuipp.fr