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Le service des remplacements

jeudi 10 mars 2011

CDEN 1er mars 2011 – intervention FSU

Le remplacement des collègues absents a été confié à des enseignants titulaires à partir de 1974.
Le principe était que la qualité du service d’éducation nécessitait que des professionnels soient chargés de ces tâches de remplacement, et d’autre part qu’ils soient en nombre suffisant pour assurer tous les remplacements nécessaires.
Des postes de ZIL et de brigade ont été créés : Zil intervenant localement sur un secteur limité, connaissant bien leurs écoles et le fonctionnement de leurs collègues. Brigades à vocation d’intervention sur des secteurs plus vastes et des périodes plus longues.

Pendant des années, on n’a pas ou très peu entendu parler de problèmes de remplacement, preuve que le système fonctionnait relativement bien. Il était rare que des collègues absents ne soient pas remplacés, et quand cela arrivait, cela correspondait généralement à des pics d’épidémie.

La situation s’est fortement dégradée ces dernières années. Les postes de remplaçants, comme ceux de rased, ont constitué pour les IA un réservoir où puiser quand leurs moyens sont en diminution.
En quelques années, plus de 10 postes de remplaçants ont été ainsi supprimés , au point que les difficultés de remplacement ne sont plus conjoncturelles, mais semblent devenues structurelles.
Elles interviennent parfois dès le début du mois d’octobre. Les inspections travaillent alors à flux tendus.

Que font les enseignants quand l’un des leurs n’est pas remplacé ? Et bien, ils répartissent les enfants dans les classes et voient monter leurs effectifs à 30, 35 élèves , pendant parfois quinze jours.
Ces conditions sont perturbatrices pour les apprentissages de la classe et sont dommageables pour les enfants accueillis qui ne bénéficient pas d’une continuité pédagogique.

Pour parer au plus pressé, certains inspecteurs d’Académie ont recours à des retraités ou à des vacataires : c’est un retour de 40 ans en arrière.

Et cela est d’autant plus inquiétant que depuis trois ans , le département connaît des enseignants en surnombre, une trentaine encore à la dernière rentrée.
Ces collègues sont souvent affectés sur des congés longs et remplissent ainsi des fonctions de remplaçants. Leur présence permet pour l’instant de masquer les manques les plus criant.
- Mais qu’en sera-t-il quand ces collègues en surnombre auront été résorbés, dans un an, deux peut-être ?
Nous pouvons craindre des situations critiques et une détérioration encore plus importante des conditions de travail des enseignants et des élèves.

Supprimer un poste de remplaçant aujourd’hui, c’est s’inscrire dans une logique d’affaiblissement du service public d’éducation.

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