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Voilà 7 bonnes raisons pour être en grève le 10 !

jeudi 3 février 2011

La FSU et le SNUipp appellent à agir pour stopper la charrette des taxations qui va toucher tous les secteurs et ce pour 3 ans !!

1>Des postes supprimés, des classes surchargées !

Sur les 100 emplois d’instituteurs et professeurs d’école que le Ministère supprime aux départements de Midi Pyrénées malgré 1 500 élèves supplémentaires prévus pour la rentrée 2011, le Recteur a décidé d’en récupérer 17,5 dans le Gers. Il supprime également 2.5 emplois qui étaient consacrés à l’enseignement des langues.
Jamais notre département n’a eu à subir une telle ponction de postes, totalement injustifiée.

Concrètement , ce budget est triennal : les deux années à venir seront donc aussi catastrophiques ! Si votre école échappe à une fermeture pour l’année scolaire 2 011, résistera-t-elle au-delà ?

2>Conditions de travail : halte à la surcharge !

Formulaires, tableaux, évaluations, enquêtes… les tâches de nature administrative s’accumulent, les exigences et le contrôle de l’administration se renforcent…
La pression sur le métier devient plus forte. Les classes sont de plus en plus chargées. Au quotidien, nous avons de plus en plus « le nez sur le guidon ». Nous avons du mal à prendre de la distance, à trouver du temps pour réfléchir au pédagogique en équipe.
Parallèlement, de plus en plus d’écoles se voient retirer leur aide administrative assurée par les employés de vie scolaire en contrats CUI. Les contrats ne sont pas renouvelés. Les conditions faites à ces personnels sont scandaleuses (contrats de 6 mois à 20h par semaine, pas de renouvellement au delà de 12 mois…).

Notre métier c’est avant tout l’enseignement devant la classe. Il faut de vrais emplois d’aide administrative, avec un statut et un vrai salaire. Il faut des classes avec des effectifs raisonnables (pas plus de 25 par classe en élémentaire).

3>Scolarisation en maternelle : de plus en plus tard… Des seuils, de plus en plus hauts…

En 2000, le Gers scolarisaient 60 % des deux ans. Aujourd’hui, il n’en scolarise plus que 15 %.
Le SNUipp et la FSU revendiquent une politique de la petite enfance porteuse d’égalité du service public sur les territoires, une politique qui permette de garantir une transition entre les modes de garde (foyer familial, crèche, assistante maternelle…) et l’école maternelle.
L’accueil des enfants de 2 ans doit être possible dans de bonnes conditions (effectifs à 15 maxi) dans une école maternelle ayant les moyens de fonctionner et qui ne devienne pas un « moyen de garde gratuit ».

4>Une formation initiale et continuée sacrifiée

Suppression de l’année de formation professionnelle à l’IUFM, utilisation des stagiaires comme moyens d’enseignement, utilisation d’étudiants en M2 comme moyens de remplacement,
- Dans le Gers, pour la rentrée 2011, l’IA re-étiquette les postes de brigades formation continue en brigades de remplacement et donc très rapidement réduction de l’offre et de la durée des stages, logique de court terme…

5>Remplacements : toujours à la baisse

Fermeture d’un brigade de formation continue à la rentrée 2011.

6>Faire disparaitre tout ce qui n’est pas devant classe

Dans la chasse aux postes, tout ce qui ne justifie pas une prise en charge de classe est menacé.
Peu importe si ces enseignants permettaient une meilleure qualité ou un meilleur fonctionnement de l’école.

Le 27 janvier, l’IA du Gers a annoncé qu’à terme, il ne devrait plus rester sur chaque circonscription - soit environ 3OOO élèves sur un territoire largement rural - qu’1 maître G, 2 maîtres E et 2 psychologues scolaires (exception faite pour Auch avec 3 maîtres E)

7>Oui à l’augmentation des salaires

La politique salariale conduite dans la Fonction publique est catastrophique.
Le gel projeté pour 2011, celui fortement envisagé pour 2012 et 2013, créeraient une situation sans précédent, porteuse de lourds reculs sociaux et de bradage des qualifications. Et ce, d’autant qu’ils se cumuleraient avec la forte augmentation des retenues pour pension dans l’inacceptable loi de réforme des retraites.
Les organisations syndicales de la Fonction publique exigent du gouvernement des augmentations salariales, notamment par l’augmentation de la valeur du point, assurant le rattrapage des pertes accumulées depuis 2000 et la progression du pouvoir d’achat, ainsi qu’une meilleure reconnaissance des qualifications, et une amplitude réelle des carrières.

Assez d’effets d’annonces : pour l’école, on ne doit pas se priver !

Les annonces présidentielles et gouvernementales pleuvent dans les médias : suppressions des allocations en cas d’absentéisme, réforme des rythmes scolaires, extension du dispositif CLAIR aux écoles de RAR, anglais dès 3 ans, nouvelles modifications de la formation des maîtres ; évaluations nationales miraculeuses, et ce lundi l’enseignement des sciences à l’école

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